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Campus: Douze universités fermées par des étudiants en colère !

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Après l’évacuation musclée des étudiants dans la faculté de droit de Montpellier, beaucoup crient au scandale. Une partie des étudiants français a donc décidé de protester contre ces pratiques en fermant les universités.

Les images des étudiants expulsés violemment de la faculté de droit de Montpellier ont suscité un tollé d’indignation. Presque une semaine après les faits, la colère ne s’estompe pas.

Expulsion violente des étudiants: parole contre parole

Dans la nuit du 22 au 23 mars, des hommes cagoulés, ont fait irruption dans l’amphithéâtre de la faculté de droit de Montpellier. Tasers et matraques à la mains, ils ont expulsé des étudiants grévistes qui campaient dans l’enceinte. Alors que ces derniers manifestaient contre le projet de réforme des universités.

Les étudiants accusent le doyen de l’université ainsi qu’un professeur, d’être à l’origine de cette intrusion. Les deux accusés ont été placés en garde à vue mercredi 28 mars. “Pétel (le doyen) a ouvert une porte aux hommes en noir, et les a laissé faire… Des étudiants en droit ont reconnu des professeurs de la faculté.” assure un étudiant.

Le doyen, ainsi que les enseignants accusés, ont, à leur tour, porté plainte pour diffamation. Depuis le début, Philippe Pétel nie toute implication ou complicité avec les hommes cagoulés. “Je n’ai fait rentrer personne” déclare-il au micro de Francetv.

Colère des étudiants, universités fermées

Ces actes de violences ont en outre indigné la communauté étudiante de France. Par conséquent, les étudiants ont fermé douze universités. Toulouse, Bordeaux, Paris, Lille, pour ne citer qu’elles, font parties des villes concernées.

À Nantes, 300 étudiants ont également manifesté, et s’indignent du traitement qu’ils subissent. “Je trouve cela dégueulasse et aberrant” dénonce une étudiante au micro de Franceinfo. Les étudiants se disent choqués par le nombre des forces de l’ordre qui les entourent. Cela favoriserait “un mouvement de tension”.

Les étudiants grévistes bloquent les universités principalement pour deux raisons. Tout d’abord pour dénoncer l’intervention violente qui a eu lieu dans la faculté de droit de Montpellier. Mais aussi pour protester contre Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription pour les études supérieures.

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, tente de calmer la situation. Bien qu’elle comprenne l’émotion des étudiants, fermer les universités semble être une mauvaise stratégie. La ministre souhaite que “les examens aient lieu” et que “l’année universitaire se termine” normalement sans violence dans les établissements. Elle explique, sur Franceinfo, que les étudiants qui souhaitent étudier devraient pouvoir le faire.

Pour l’instant, les étudiants en colère n’ont pas l’intention de suivre les instructions de Frédérique Vidal. Ils ont par ailleurs déjà programmé une manifestation pour le 19 Avril.

Raïnat.A – Etudiante ISFJ