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Brésil: à l’université les discriminations positives tournent mal

Brésil: à l'université les discriminations positives tournent mal
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Les discriminations positives d'entrée à l'université au Brésil semblent créer une tension raciale. En cause ? Un détournement du procédé.

C’est une mesure qui avait été prise en 2012 au Brésil. Afin de limiter les différences sociales, les universités mettaient en place des discriminations positives. Le but étant de réduire les disparités entre les Blancs et les Noirs du pays. Une adaptation qui n’a pas eu de mal à être accepté par les établissements. Mais ce procédé est au coeur d’une polémique.

En effet, ce procédé, bien qu’il ait la volonté à résoudre les différences raciales qui existe au Brésil (53% de la population se dit noir ou métisse selon France 24), le fichage raciale est au coeur de ce système. Reconnaître une personne noir à ces attraits physique ? C’est tout l’enjeu ce phénomène. Le magazine hebdomadaire CartaCapital avait notamment titré « des étudiants blancs expulsés d’une université pour avoir fraudé le système de discrimination positive ». Ce qui signifie qu’ils n’ont pas été reconnus comme métisses mais comme blancs.

Vouloir lutter contre les discriminations et en créer d’autres

Comment les étudiants qui souhaitent bénéficier de ce système sont-ils jugés ? Ils passent devant une commission qui va statuer sur leur appartenance à la communauté noire du Brésil. Comme c’est le cas à l’Université Fédérale de Pelotas (UFPel). Slate rappelle que cette université a mis en place une commission raciale pour statuer sur les dossiers des candidats appelant à utiliser ce système pour intégrer les cursus.

Mais dans un pays où le métissage fait office de façon d’être, comment définir une personne noire d’une autre ? Un fichage ethnique est en place au Brésil, il permet de statuer si une personne peut se considérer comme noire. Reconnaître par rapport à des attraits physiques ? La solution choque et surtout divise au Brésil. Si certains étudiants noirs semblent d’accord pour mettre en place ce procédé, c’est notamment suite à la découverte de certaines fraudes.

Une fraude, monnaie courante au Brésil

En effet, le système serait détourné par des étudiants qui se déclareraient métisses mais ne le seraient pas. Pour la communauté noire c’est un avancée sociale bafouée par la population blanche. Pour d’autre c’est une chasse au sorcière sous fond de débat raciale. Quand Dilma Roussef, ex-présidente du Brésil a mis en place ce procédé de discrimination positive en place en 2012, elle s’est basée sur une méthode mise en place aux Etats-Unis. Mais au Nord du continent, les différences raciales sont plus visibles et sont donc difficilement contournables. Contrairement au Brésil, malheureusement reconnu comme un des pays où la fraude est la plus importante.