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Bac 2018: Pourquoi l’Unef craint-il «un renforcement des inégalités» suite à la réforme du bac ?

Bac 2018: Pourquoi l'Unef craint-il «un renforcement des inégalités» suite à la réforme du bac ?
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L’Unef, le deuxième syndicat, étudiant de France exprime son mécontentement face à la nouvelle réforme du bac. Ils craignent alors un renforcement des inégalités, mais pourquoi ? Nous expliquons leurs revendications !

Depuis que le rapport sur la réforme du bac a été rendu publique, de nombreux syndicats et enseignants manifestent leurs désaccords. De plus, les syndicats étudiants et lycéens se sont aussi mobilisés. Et tout le monde se rassemble pour manifester ce 1er février.

La colère monte chez les syndicats

En tant que second syndicat étudiant de France, l’Union nationale des étudiants de France (Unef) appellent toutes les autres organisations (Jeunes communistes, le mouvement des jeunes socialistes, le NPA jeunes, la FIdl …) à se mobiliser aujourd’hui. Ils ne veulent pas de la sélection à l’université !

D’autre part, les syndicats des parents (FCPE) et des enseignants (Snesup-FSU) manifestent, eux aussi, aujourd’hui ! Ces derniers veulent que “le baccalauréat reste la seule porte d’entrée vers l’enseignement supérieur”.

En effet, le rapport de la réforme projette de mettre en place ces fameux “attendus”. Et ce point divise. Si la Fage est favorable sur ce point, l’Unef s’y oppose totalement. Pour l’Unef, les “attendus” reviennent à faire une sélection à l’entrée de l’université.

Pourquoi manifestent-ils contre la réforme du bac ?

Lila Le Bas, présidente de l’Unef s’exprime: “Sur la plateforme Parcoursup, il y a des tests d’auto-détermination où il y a par exemple 25 questions pour savoir si on peut aller en licence de droit ou de sociologie. Cela peut décourager des jeunes qui penseront ne pas avoir le niveau, alors que les questions ne sont pas en rapport avec le niveau d’un lycéen en terminale.”.

En effet, selon l’Unef, le rapport sur la réforme du bac signerait en réalité la fin de l’examen national.

Pour eux, lorsque l’on donne le pouvoir aux lycées de choisir les épreuves “majeurs-mineurs” , le bac reposera plus sur le contrôle continu qu’un réel examen national. On sait qu’il existe par ailleurs

D’autre part, ils relèvent les inégalités qui existent déjà entre les lycées de milieux sociaux différent.

Et l’Unef insiste sur le point suivant, “s’il n’y a plus d’examen national au cours duquel les copies sont corrigées anonymement, ce qui remettait jusqu’ici un peu d’égalité entre les lycéens, on va vers un renforcement des inégalités. Selon le lycée d’où on vient, on sera plus ou moins facilement sélectionné à l’université” déclare Lila Le Bas.