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Bac 2016
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Bac 2016: Najat Vallaud-Belkacem annonce vouloir épurer l’épreuve dans le futur

Bac 2016: Najat Vallaud-Belkacem annonce vouloir épurer l’épreuve dans le futur

Dans une interview chez nos confrères des Echos, Najat Vallaud-Belkacem est revenue sur le bac 2016 et les modifications à apporter pour les prochaines années.

Le bac 2016 vient de se terminer et les chiffres records de réussite laissent comme une question chez les spécialistes. Le diplôme n’est-il pas trop simple à obtenir ? En effet, les chiffres qui atteignent 88,5% de réussite sont plus élevés que ceux du brevet des collèges. Et dans une interview sur la thématiques de l’enseignement accordé au journal Les Echos, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education Nationale, est revenue sur cette polémique du bac 2016. A la question de l’obsolescence du bac 2016, la ministre répond: « Le bac reste un rite initiatique très important en France. Et c’est une formidable garantie que chacun sera jugé sur un pied d’égalité. Si on basculait sur du contrôle continu, cela pénaliserait les élèves des lycées les moins cotés ». Cependant, la ministre n’exclue pas une modification du bac dans les années à venir.

Le bac ne sert plus à rien et met en danger les étudiants

Si l’idée d’un baccalauréat sous format de contrôle continue est rejetée par la ministre, celle-ci souhaite malgré tout « faire un jour le toilettage du bac, avec sans doute moins d’options, moins d’épreuves et un calendrier plus équilibré. C’est une réflexion qu’il faudra aborder quand on aura terminé le bilan de la réforme du lycée de 2010 ». Simplifier les épreuves, serait-ce un moyen de redorer le blason du bac ? Cette année , rare son ceux qui ont échoué. Sur les 700 000 candidats, il ne sont qu’environ 85 500 étudiants qui n’ont pas décrocher le bac 2016… Jean-Robert Pitte ancien président de la Sorbonne, avait déclaré sur France TV Info que « le bac tel qu’il est aujourd’hui est une mascarade inutile et dangereuse qui crée des déceptions pour ceux qui l’ont et échouent quelques mois après à l’université ».

La polémique de l’Aïd et du bac 2016 est inutile

Lors de l’interview avec le journal Les Echos, la ministre est aussi revenu sur la polémique autour des aménagements d’examen pour les candidat fêtant l’Aïd. Celle-ci est vite passée sur le sujet, expliquant que c’était « une fausse polémique agitée par la droite ». En effet, la ministre explique qu’un tel aménagement était mis en place « depuis des décennies, il y a toujours eu de telles tolérances les jours de fête religieuse pour les candidats qui le demandent, dès lors que ça n’entraîne aucun préjudice pour les autres élèves. Le cas des fêtes, comme l’Aïd, dont la date est difficile à prévoir en avance est même prévu par une circulaire adoptée sous François Fillon, au milieu des années 2000 ». Rejetant toute idée de communautarisme, la ministre explique qu’une telle mesure « a d’ailleurs aussi été appliquée cette année pour des oraux qui tombaient le jour de la Pentecôte juive ».