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Bac 2016: les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem font réagir l’UNL

Bac 2016: les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem font réagir l’UNL
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L'UNL n'a pas tardé à réagir à l'interview de la ministre Najat-Vallaud Belkacem aux Echos. Le syndicat lycéen tient à ce que cette modification du bac apporte plus d'égalité entre les candidats.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education Nationale, lors de son interview aux Echos avait fait du bruit. En effet, la ministre avait annoncé vouloir épurer le bac et présenter moins d’épreuves pour alléger le diplôme. Une prise de position qui a été saluée par le syndicat lycéen UNL qui publie un communiqué dans lequel il « se félicite de ces annonces qui vont dans le sens des lycéen-ne-s. Mais c’est encore 21% d’une classe d’âge qui quitte le système sans baccalauréat. L’UNL insiste sur le fait que cette réforme doive permettre à tous les jeunes d’obtenir un diplôme qui les protègent sur le marché de l’emploi ».

Une semaine d’examen pour 15 années d’études

En effet, le syndicat lycéen a annoncé que le baccalauréat n’avait pas évolué depuis plusieurs années. Pour le syndicat, une telle épreuve, bien que traditionnelle, est injuste car elle sanctionne tout un parcours scolaire en seulement une semaine complète d’examens, et surtout qu’un tel format « favorise le bachotage et la restitution des connaissances, sans réflexion. Tel qu’il est actuellement, le baccalauréat favorise les inégalités entre les classes sociales. Les lycéen-ne-s issu-e-s de classes sociales aisées ont deux fois plus de chances d’obtenir leur diplôme que les lycéen-ne-s issu-e-s de milieux défavorisés ».

Le principe de l’égalité entre les candidats est primordial pour l’UNL

Alors l’UNL et Najat-Vallaud Belkacem ont des points d’accord communs, mais aussi des divergences sur le sujet. En premier lieu, « il est essentiel de conserver ce diplôme anonyme et à caractère national comme garantie pour toutes et tous. Il est d’autant plus important de le modifier », rappelle l’UNL dans son communiqué. Pour cela les deux entités sont d’accord, tout comme sur la meilleure répartition des épreuves entre la Première et la Terminale. Pour le syndicat une telle réforme permettra d’ajouter une égalité nécessaire entre chacun des candidats entre les filières professionnelles, technologiques ou générales. Si un point fait peur à l’UNL c’est l’idée d’instaurer un contrôle continu. Un tel procédé « pour le baccalauréat serait un danger pour les lycéen-ne-s, car au vu des difficultés budgétaires et sociales que peuvent connaître certains établissements, il y aurait une rupture d’égalité entre les candidat-e-s », écrit le syndicat dans son communiqué.