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APL: les députés reculent face à la pression des syndicats étudiants

APL: les députés reculent face à la pression des syndicats étudiants

Le projet qui visait à passer les critères d'attribution des APL étudiants sur le revenu des parents a été abandonné par l'Assemblée nationale. Les syndicats étudiants appellent cependant à d'autres changements.

C’est un soulagement pour les syndicats étudiants. Mercredi 4 novembre, lors du débat sur le PLF 2016, les députés ont fait un pas en arrière concernant le retrait du droit aux APL chez certains étudiants. Selon le communiqué de presse de l’UNEF, « les députés ont reculé face à la mobilisation des étudiants : la restriction des APL pour les étudiants non boursiers a été abandonnée par l’Assemblée Nationale ». Une véritable victoire dans cette cause qui avait solidarisé tous les représentants des étudiants. Si certains sont soulagés, cette loi n’est cependant pas entièrement abandonnée, car les restrictions et les économies de budget sont encore au coeur des débats à l’Assemblée nationale.

La suppression des APL concernait 500 000 jeunes

Selon le communiqué de l’UNEF, ce système visait à calculer la somme versée par l’APL selon la situation propre de l’étudiant: « les amendements proposés visaient à conditionner les aides pour les étudiants non boursiers en fonction du revenu de leurs parents et la distance entre le lieu d’étude et le domicile ». Mais cette proposition ne faisait qu’augmenter la précarité de plusieurs étudiants, car « cette disposition aurait fait perdre à plus de 500 000 jeunes entre 100 et 260€ par mois laissant alors des milliers d’étudiants à la porte de l’autonomie et repoussé vers le salariat étudiant », selon le communiqué de l’UNEF.

Une victoire qui doit suivre sur une revalorisation du système

Fort de sa victoire, les syndicats étudiants espèrent que ce recule de la proposition de réforme par les députés permettra de nouvelles avancées. Ainsi, le syndicat appelle à l’abandon de toutes les mesures économiques concernant les APL des jeunes salariés. Le syndicat réclame également l’encadrement des loyers et l’augmentation de 20% des APL ainsi que des bourses afin d’obtenir 100 000 nouveaux boursiers pour la rentrée universitaires 2016. Selon le syndicat, « la rentrée 2015 est la plus dure que les étudiants ont connue depuis le début du quinquennat. Entre la revalorisation de seulement 0.1% des bourses et cette remise en cause des APL, les réponses à la précarité étudiante sont inacceptables ».