fbpx
Campus
Partager sur

APL: la baisse de l’aide au logement ne passe pas chez les jeunes

APL: la baisse de l'aide au logement ne passe pas chez les jeunes

La baisse des APL chez les jeunes étudiant ne passe pas auprès de leurs représentants. La Fage et l'Unef sont montés au créneaux.

Le Gorafi, le site internet d’information parodique, en a même rajouté une couche. Son papier (humoristique), annonce aussi la suppression du Big Mac gratuit de la carte étudiante par Macron. Certes, cette information est fausse. Mais est-elle réellement impossible ? La suppression des APL de 5 euros qui impacte les jeunes est pourtant significative. C’est en effet le budget qu’alloue un étudiant à sa nourriture journalière. Enlever 5 euros c’est lui enlever, dans les faits, un jour de repas.

Cette réforme des APL telle qu’elle a été annoncée par le gouvernement samedi permettrait d’économiser 400 millions d’euros par an selon l’AFP. Cela toucherait 6,5 millions de Français dont près de 800 000 étudiants. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, explique sur RMC qu’« On répond à une urgence ». Avant d’ajouter qu’« il manque 150 millions d’euros pour verser les APL d’ici la fin de l’année. Pour celles et ceux qui en ont besoin, c’est une somme importante ».

Le débat sur les APL ne passe pas chez les jeunes

Une mesure impopulaire dont le gouvernement se défend. En effet, l’équipe d’Emmanuel Macron a certifié que cette réforme date du quinquennat de François Hollande. Mais cela n’empêche pas la Fage et l’Unef, les deux principaux syndicats étudiants, de monter au créneau. « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation (à l’université via APB ndrl), la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », explique la Fage dans un communiqué.

L’Unef, n’est pas en reste. Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef, explique que selon elle, on fait « encore une fois on fait des économies sur le dos des étudiants ». Interrogé sur BFMTV, elle explique que « cette aide est vitale pour avoir un logement autonome. Pour avoir simplement les moyens de poursuivre ses études car on le sait bien, la précarité est importante, les bourses insuffisantes ».

Les étudiants de plus en plus dans la précarité

Selon la Fage, un étudiant sur quatre vivrait en dessous du seuil de pauvreté. Mais les étudiants ont un soutient de poids dans la discorde des APL. Emmanuel Cosse s’est dite « scandalisée par cette mesure car les APL bénéficient à des personnes qui ont des faibles revenus ». L’ancienne ministre du logement, interrogée sur LCI, a elle marqué son désaccord aussi sur Twitter.