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APB: le gouvernement a-t-il vraiment résolu le problème des recalés ?

APB: le gouvernement a-t-il vraiment résolu le problème des recalés ?

APB est un enfer. Et si le gouvernement avait indiqué avoir trouvé la solution, il s'avère que ce n'est pas aussi simple que ça...

A l’issu des trois phases d’admissions qui ont fait trembler les inscrits sur la plateforme APB, encore 60 000 candidats se retrouvaient sans affectation. Le lancement de la procédure complémentaire devait diminuer ce chiffre et permettre de limiter les dégâts. Selon le ministère de l’Enseignement Supérieur, c’était chose faite avec aujourd’hui, seulement 6 000 candidats en attente. Mais Franceinfo révèle que ce chiffre n’est pas aussi flatteur qu’il n’y paraît.

Selon eux, la procédure complémentaire n’a bénéficié qu’à un certains nombre de recalé. Entre 30 000 et 40 000 candidats. Mais on est loin des 6 000 annoncés par le gouvernement. Les 20 000 à 30 000 autres auraient visiblement abandonnés. Les choix étant alors une année de césure, ou une inscription coûteuse dans une école privées en dehors du système d’admission d’APB. Franceinfo annonçant même que certains ont décidé de repasser les épreuves du Bac.

APB envoie les étudiants dans les DOM-TOM

Autre cas important à connaître, comment les 30 000 à 40 000 candidats de la procédure complémentaire ont trouvé une place ? La réponse semble ne pas être glorieuse. En effet, il semblerait que la plupart aient accepté des cursus sans aucun rapport avec leurs aspirations professionnelles. Autrement dit, ils ont choisi de faire une année d’étude inutile pour suivre leurs études et obtenir le statut étudiant.

Des témoignages recueillis par le média explique même que le gouvernement a été chercher les places en université les plus obscures de la plateforme. « En Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion où à Tahiti, ça il n’y a aucun problème, il y a de la place pour ça », explique ce témoin. De quoi faire relativiser les résultats annoncés par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Une solution qui risque de se compliquer au fil des années

D’autant que cette mauvaise orientation va faire ressurgir un autre problème. Celui du taux d’échec en licence. En France il est de 60% et semble agacer Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur. Cette dernière parle en effet de « taux insupportable » dans les colonnes du Monde. Mais avec une telle orientation pour près de 35 000 jeunes, cela ne va pas arranger les choses. D’autant que le nombre de personne qui se représenteront dans une réorientation sera encore plus important et bouchera une nouvelle fois les accès à certaines filières pour la Rentrée 2018. Si APB se maintient pour une nouvelle année… la catastrophe est déjà annoncée.