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APB: la nouvelle plateforme de Frédérique Vidal sera-t-elle efficace ?

La nouvelle plateforme d'APB sera-t-elle efficace ? Nous avons rencontré Sophie Laborde-Balen, fondatrice de Tonavenir.net qui nous livre ses idées.

APB c’est fini, la plateforme a disparu selon Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur. Mais un outil va bientôt remplacer l’ancien système d’APB. Pour le moment, cette nouveauté est encore floue et très peu d’informations sur la nouvelle forme de la plateforme n’ont fuité. Malgré tout, même si des modifications sont à prévoir, la structure devrait rester sur le même principe de fonctionnement. C’est ce que nous a confié Sophie Laborde-Balen, Fondatrice du réseau Tonavenir.net et conseillère en orientation lors de sa venue sur le plateau de l’Interview Campus.

Si elle pense que APB est un outil nécessaire, la conseillère a d’ailleurs noté de nombreux problèmes dans son fonctionnement. A savoir un manque de prise en compte de l’orientation. En effet, les élèves en terminal se retrouvent devant la plateforme lors de leur dernière année de lycée. Et c’est à ce moment qu’ils doivent réfléchir à chaud sur leur orientation. Mais pour Sophie Laborde-Balen, il faut surtout l’anticiper. Il faut se renseigner, l’orientation doit être la clé d’APB.

L’information est la clé de l’orientation. Sur APB elle n’est pas assez présente

Les prérequis de Frédérique Vidal peuvent-ils être la solution ? Pour la conseillère, c’est presque une évidence. Certains élèves s’orientent parfois vers des filières dans lesquelles ils n’ont aucune chance de réussir. Comme c’est le cas des bacs pros qui ne sont pas du tout adaptés à une quelconque filière universitaire. Mais ne le sachant pas ou très mal, ces étudiants postulent à l’université et prennent, sans le vouloir, la place d’une autre personne. Celle-ci auraient pourtant plus de chances de réussir.

C’est donc l’information qui reste la clé de l’orientation et qui devrait être le point de création névralgique de la nouvelle plateforme. Actuellement, la plateforme ne peut pas être un outil d’orientation selon Sophie Laborde-Balen. L’orientation, c’est une chose qui se prépare. Cela nécessite des rendez-vous chez des conseillers d’orientation publics, privés, dans les CIO, dans les salons… Il ne faut pas percevoir la plateforme comme un moyen de s’orienter. L’information c’est la clé de la réussite du système.

Un délai trop court pour la création d’une plateforme efficace ?

Mais doit-on avoir plus d’informations sur l’orientation en dehors de la plateforme ou sur la plateforme. L’un n’est pas le contraire de l’autre, selon la conseillère en orientation. Il faut bien évidemment que tout ce qui concerne cette étape de la vie puisse informer en dehors et sur la plateforme. Ce qu’il manque sur APB, c’est avant tout un système plus intuitif et qui va, pédagogiquement, guider l’élève vers le bon choix. Si le système est bon pour Sophie Laborde-Balen, les modifications qu’elle propose pourraient servir à améliorer ce système.

Mais à son grand regret, les acteurs de l’orientation en France sont mis de côté. En effet, ils ne sont que peu nombreux à être contactés pour la conception du logiciel de l’APB, mais aussi de la nouvelle plateforme qui va voir le jour. Et pour cette dernière, la question reste en suspend. La ministre s’est donnée comme date butoir la Rentrée 2018 pour la mettre en place. Mais selon la conseillère, si les premiers voeux doivent être validés au mois de janvier prochain, le délai de création de la nouvelle plateforme sera beaucoup trop court pour être efficace.