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APB: le dispositif de la plateforme critiqué par une ministre

APB: le dispositif de la plateforme critiqué par une ministre

La plateforme APB ne plait à personne. Même pour la ministre de l'Enseignement Supérieure, Frédérique Vidal, qui a jugé un dispositif à bout de souffle.

On l’a vu hier, la deuxième vague d’admission d’APB a été un échec pour un grand nombre de lycéens. En effet, ils sont encore nombreux à se retrouver sans formation pour la rentrée 2017. Du coup, ce couac a une nouvelle fois défrayé la chronique. Si les étudiants ont été les premiers à se plaindre du processus, ce ne sont pas les seuls. En effet, même un membre du gouvernement s’est alarmé de la situation et appelle à une modification d’APB.

En effet, lundi matin sur RTL, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a critiqué le système APB. Elle a notamment estimé que ce dispositif était « à bout de souffle ». Notamment en voyant que le nombre de postulants à l’université qui se trouve encore sur liste d’attente est conséquent. En baisse certes, mais encore trop important pour une deuxième session d’admission qui était censée régler certains problèmes.

Les problème sur APB inquiètent le gouvernement

La ministre a notamment déclaré que « le système, tel qu’il est organisé actuellement, est à mes yeux à bout de souffle. On en a la démonstration cette année avec ces chiffres faramineux ». En effet, la deuxième vague d’admission d’APB montre une baisse du nombre de formations universitaires qui sont obligées d’afficher une liste d’attente. Ces filières sont 115 contre 169 lors de la première vague le 8 juin dernier selon les chiffres du ministère.

Actuellement 17 000 étudiants n’ont pas eu leur premier voeu dans une filière dite libre. Ils étaient 26 000 en juin selon la ministre. Selon elle, il faut rester optimiste mais elle affirme ne « peut pas garantir que chacun trouvera une place dans la filière de son choix ». Expliquant tout de même que cela reste l’objectif du gouvernement sur ce dossier pour la rentrée 2017. « On continue de travailler au cas par cas, université par université, formation par formation », a-t-elle ajouté.

Plus de tirage au sort selon APB

Autre réforme que souhaiterait voir mettre en place le gouvernement, la fin du tirage au sort. Pour le moment ce sont les filières en tension, c’est à dire aux place limitées qui sont concernées. C’est de le cas des Paces ou de Staps. Ce sont d’ailleurs les filières les plus touchées par ce principe de liste d’attente. Staps a 42 formations sous tension. Mais aussi les sciences de l’éducation (12 formations), les arts du spectacle (6), information et communication, psychologie et droit (4 pour tous).

Malgré tout, la ministre a réaffirmé « son engagement de mettre fin » au tirage au sort. Un procédé qu’il juge injuste et qui devrait disparaître pour la rentrée 2018.