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Afrique du Sud: bagarre raciale lors d’un match de rugby étudiant

Afrique du Sud: bagarre raciale lors d’un match de rugby étudiant

Un match de rugby universitaire en Afrique du Sud a été le théâtre d'un triste spectacle. Une confrontation entre des manifestants noirs et un public majoritairement blanc.

L’université de Bloemfontein en Afrique du Sud accueillait, le 22 février dernier, un match de rugby étudiant. La rencontre a du être stoppé suite à l’arrivée de manifestants majoritairement noirs. Ils se sont mobilisés pour soutenir les travailleurs de l’université qui demandent la fin du recours aux prestataires de services pour le nettoyage ou la sécurité du campus. Le public s’est rué sur le terrain pour attaquer les protestataires. Une grande mêlée confuse s’est formé sur le terrain. On peut voir des personnes fuir, d’autres les poursuivre. La vidéo, en bas de texte, est impressionante.

Des attaques unanimement condamnées

L’université a confirmé dans un communiqué l’interruption du match dès la 17e minute de jeu. A la suite de ces incidents, l’université a décidé de fermer ses portes mardi et mercredi et a clairement condamné ces actes de violence envers les manifestants, « Le groupe de manifestants a été chassé et battu par des spectateurs (…) personne n’a le droit de se faire justice soi-même ». Le parti radical de gauche des Combattants pour la Liberté Économique a aussi réagi: « un groupe d’étudiants blancs et leurs parents ont déferlé sur le terrain et battu les manifestants en les traitant d’animaux ». Le parti condamne ces actes qu’il considère comme racistes et soutient la cause des manifestants.

Les tensions raciales existent encore en Afrique du Sud

Ces violences ont eu lieu alors que les cours sont également suspendus à l’université de Pretoria après des violences entre des étudiants noirs souhaitant la fin des cours en afrikaans et des membres d’Afriforum, un groupe pro-afrikaner (minorité blanche qui a instauré l’apartheid). Fin 2015, les étudiants de l’université de Stellenbosch avaient obtenu que l’enseignement soit dispensé en anglais et non plus en afrikaan, la langue des afrikaners. L’Afrique du Sud ne semble donc toujours pas avoir fait cicatriser ses blessures sociétales, 22 ans après le fin de l’apartheid.

Crédit photo: koaci.com