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Logement étudiant : selon la dernière enquête de la CLCV, le système D prime toujours

Logement étudiant : selon la dernière enquête de la CLCV, le système D prime toujours
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La célèbre association de consommateur Consommation Logement Cadre de Vie vient de publier une enquête, réalisée au cour du premier trimestre 2013. On y apprend notamment sans grande surprise que les jeunes, pour se loger, doivent encore et toujours bricoler

L’étude a été faite en partenariat avec studyrama et a porté sur 648 jeunes âgés entre 18 et 27 ans issus de toute la France.

Commençons par préciser le statut des personnes interrogées, qui sont à 72% des étudiants, pour 11,75% d’entre eux employés dans une boîte et 9,9% en recherche d’un emploi. Seuls 2% ont le statut de stagiaires.

Selon l’enquête, 80% des sondés estiment avoir déjà rencontré des obstacles dans leur recherche de logement. Dans le détail, 43,7% d’entre eux se sont heurtés à des loyers prohibitifs tandis que 23,9% ont été victimes de carences en termes d’offre et que les 22,9% restant ont déjà du décliner des propositions de logement insalubre.

Cruel loyer et proprios plus cruels encore

La quittance de loyer, voilà qui pèse lourdement sur le budget étudiant. Encore une donnée qu’on peut dégager de ces travaux quand on sait que la proportion des revenus consacrée au seul logement couvre de 30% à 50% des ressources mensuelles pour un tiers des étudiants sondés, et atteint même 50% pour nouveau tiers d’entre eux.

Mais avant de subir le poids démesuré du loyer, les étudiants doivent passer par un écrémage drastique pour espérer que soit retenue leur candidature. Ils déplorent à cet égard la curiosité excessive dont font apparemment preuve les proprios. En effet, pour 16,5% d’entre eux les pièces demandées étaient jugées trop intrusives. De même pour la place accordée au critère du garant, qui est devenu à en croire les jeunes un paramètre décisif à l’image des 14,6% qui l’affirment.

Encadrer les loyers, ou plutôt renforcer les APL ?

Ce qui n’empêche pas pour autant des abus d’être commis, comme ce tiers des sondés confessant s’être fait réclamer des chèques de réservation alors que cela est absolument illégal.

En termes de solutions à leur apporter, ce n’est rien de dire que nos jeunes sont favorables à une politique de plafonnement des loyers puisque 33,4% d’entre eux se disent de cet avis. 26,4% sont davantage enclins à réclamer une augmentation des différentes aides au logement tandis que 25% appellent de leurs voeux la mise en place d’un système d’appui à leurs démarches de recherche.

Pour 21,3%, en revanche, la solution doit plutôt venir d’une augmentation du parc de résidences universitaires disponible alors que 20% d’autres considèrent qu’il faut créer un dispositif de cautionnement spécifiquement à usage des jeunes.

T. C.

Source : CLCV , studyrama

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