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"Les cursus en anglais ne sont pas la mort de la francophonie" Patrice Neau, Président de l'Université franco-allemande (UFA)

"Les cursus en anglais ne sont pas la mort de la francophonie" Patrice Neau, Président de l'Université franco-allemande (UFA)

Le nouveau projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche, prévoyant notamment de renforcer le rôle de l’anglais dans les amphithéâtres, suscite aujourd’hui beaucoup de controverses. Certains constatent qu’une telle loi serait fatale à la langue française et à la Francophonie en général

Cependant, l’exemple des étudiants de l’Université franco-allemande (UFA), réalisant leurs études en deux ou trois langues, prouve qu’une forte présence de langues étrangères dans les cursus a un impact positif sur les étudiants aussi bien français qu’étrangers et ne fait finalement que renforcer le rayonnement de la culture française à l’étranger.

Ainsi, par rapport au nouveau projet de loi sur l’ESR, Patrice Neau, Président de l’UFA, constate :

On entend dire : les meilleurs iront toujours dans les universités anglo-saxonnes. C’est faire preuve de peu de confiance dans l’excellence de notre système d’enseignement supérieur et dans des établissements prestigieux que bien des pays nous envient.

A l’Université franco-allemande, nous sommes loin d’être hostiles à des cours en anglais, à condition que l’étudiant, en fin de parcours, puisse attester d’un bon niveau en français et en allemand. C’est pour nous un aspect important de l’assurance qualité. Nous avons des cursus partiellement en anglais, dans nos universités d’été l’anglais est aussi utilisé et 40% des étudiants viennent de pays tiers. Plus d’un quart de nos diplômés travaille dans des pays tiers, souvent anglo-saxons.

Ainsi, les cursus en anglais, à condition qu’ils soient accompagnés d’une solide intégration culturelle et linguistique en français, ne sont pas la mort de la francophonie. Si on veut la développer, il faut justement aller chercher des étudiants non-francophones, développer en eux leur appétence pour notre pays et sa culture. Un étudiant qui aura passé deux ou trois an en France repartira avec un diplôme de haute valeur, une connaissance de notre langue, de la culture française, de notre mode de vie. Il deviendra un ambassadeur de la France.

Communiqué