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Réforme ESR : le gouvernement utilise les filières santé comme cobayes

Réforme ESR : le gouvernement utilise les filières santé comme cobayes
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Dans le cadre de la réforme ESR, les filières santé risquent fort de sentir passer le vent du changement. Et pour cause: la loi se permet non seulement de modifier les modalités d’admission mais aussi de lancer des « passerelles entrantes » avec d’autres domaines à niveau licence

Si la réforme ESR portée par Geneviève Fioraso fait la part belle aux études de santé, et lui consacre même un amendement apporté à l’article 22, c’est que la réussite dans ces dernières est en nette perte de vitesse ces dernières années et peut entre autres s’expliquer par une régulation encore trop rigide et un cloisonnement global dont peut souffrir le secteur.

Rapporteur du texte auprès de la commission parlementaire, Olivier Véran interrogé par educpros va effectivement dans ce sens: Nous sommes tous d’accord pour constater que la PACES (première année commune aux études de santé) est un échec et qu’il faut lutter contre ce véritable gâchis humain, explique-t-il.

Cursus paramédicaux: lancement prochain d’une 1ère année en commun

D’où bon nombre d’efforts qui semblent être faits dans cette direction avec désormais la possibilité pour les cursus paramédicaux de proposer à leurs étudiants une première année d’études commune. Le principe veut faire sauter un verrou empêchant des talents trop nombreux de rejoindre la santé, celui de la réorientation.

Alors qu’ils trouvaient jusque-là porte close, des étudiants en cours de 1ère année mais aussi en fin de premier cycle inscrits dans d’autres domaines auront désormais la possibilité d’obtenir une équivalence en L2 ou L3 des études médicales, de sages-femmes, de pharma ou encore d’odontologie, entre autres. Un peu à la manière des admissions sur titre en grandes écoles.

Comment parvenir à moderniser les études de santé en France ?

Assisterait-on à un remodelage en profondeur du premier cycle des études de santé ? Même si la loi ne va pas aussi loin que certaines figures académiques le souhaiteraient, tout comme Loïc Vaillant le président de la fac de Tours et de la commission des questions de santé à la CPU l’évoque à propos de la création d’une licence de santé auprès de nos confrères, elle ne se permettrait pas de toucher à des acquis de l’ordre de l’inamovible tout comme le fameux numerus clausus.

Pas question non plus pour l’heure d’inclure la filière kiné qui demeure très à part mais en revanche une obligation pédagogique de faire évoluer le socle d’enseignements dispensé au cours de la première année dans la perspective d’intégrer via équivalences un maximum de profils extérieurs venus grossir et booster le réservoir national.

T. C.

Source : educpros

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