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Les stages bientôt obligatoirement rémunérés

Les stages bientôt obligatoirement rémunérés
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Dans le cadre de la réglementation des stages actuellement en cours de vote à l’assemblée nationale, les députés ont décidé de rendre « obligatoire » l’indemnisation versée chaque mois aux stagiaires, et ce même dans les services publics. Le gouvernement était pourtant opposé à ce texte de loi

Alors que les députés ont voté un texte autorisant les étudiants de l’université à effectuer des stages dans l’administration ou dans des associations, ces derniers ont également décidés que la rémunération des stages devra être obligatoire et ce, quelle que soit la durée ou la nature du stage.

Le gouvernement en défaveur du projet de loi

Geneviève Fiorasco, la ministre de l’Enseignement supérieur n’était pourtant pas favorable à cet amendement et promettait une autre session sur les stages, s’intégrant dans le projet de loi de Michel Sapin.

Et pour cause, cette loi risque de coûter cher à l’état, notamment aux hôpitaux qui seront dans l’obligation de rémunérer chacun de leur stagiaire. La ministre aurait préféré discuter et négocier en amont avec toutes les parties concernées.

Pour les députés, c’est l’égalité entre fonction publique et l’entreprise privé qui doit primer, où la gratification est déjà obligatoire pour tous les stages qui excèdent deux mois.

Qu’est ce que la loi change pour les stagiaires concrètement ?

La gratification versée aux stagiaires qui ont la chance d’être rémunéré est de 436,05€. Car il est vrai que beaucoup d’entreprises privilégient les stages de moins de deux mois et optent pour un roulement de stagiaire pour ne pas avoir à rémunérer ces derniers. Une pratique qui devrait être désormais interdite grâce à ce nouvel amendement voté par les députés.

Les parlementaires ont aussi rappelés que les stages ne doivent pas être l’objet d’un poste avec des tâches régulières. En clair, le stagiaire ne devraient pas remplir le poste d’un employé permanent d’une entreprise, ce qui est pourtant trop souvent le cas ! De plus, un volume pédagogique minimal de formation doit être systématiquement prévu.

Coralie Pierre
Source : Figaro, SudOuest