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Les budgets de l'éducation dégringolent dans toute l'Europe

Les budgets de l'éducation dégringolent dans toute l'Europe

Un vent glacial souffle sur le supérieur européen. Et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter là. MCE-tv s’improvise trésorier de l’Union

MCE-tv vous parlait ici déjà combien notre propre MESR devait revoir ses ambitions à la baisse depuis le holà mis par la Commission Européenne.

Hé bien il n’y a plus de raison de se sentir seul : en 2011, c’est tout simplement 1 état européen sur 2 qui a dû opérer des coupes franches dans ses crédits alloués au supérieur !

Les journalistes du Figaro révèle les résultats d’une étude singulière menée à bien par le réseau européen d’information dédié à l’éducation Eurydice. On apprend dans ces derniers que « [p]rès de la moitié des 28 pays étudiés ont réduit la part de leur budget destinée à l’enseignement supérieur et à la formation en 2011».

Coups de vis

Les champions incontestés du serrage de ceinture ? La Slovaquie, qui été forcée de contracter ses budget de 15 %, tandis qu’on observe des réductions globales de 5 % du côté de la République Tchèque, idem pour l’Italie, l’Angleterre, l’Islande ou l’Irlande.

Alors on avait que peu d’éclaircies à attendre un an plus tard : même si tous les chiffres ne sont pas encore connus, Eurydice est en mesure de livrer quelques premiers éléments de réponse. L’organisme observe ainsi que «[l]es coupes budgétaires les plus importantes sont intervenues à Chypre et en Lituanie (plus de 30%) ainsi qu’en Grèce».

Comment s’expliquer une telle douche froide ? A cette question Eurydice répond que «la crise économique (…) a accru la pression sur les systèmes éducatifs». Un cercle vicieux s’est en fait installé entre d’une part «un chômage croissant et des perspectives économiques pessimistes [qui] ont fait grimper la demande d’éducation, les jeunes gens et les adultes cherchant à améliorer leur employabilité ou à retarder leur entrée sur le marché du travail».

Les étudiants européens, premières victimes de la crise ?

Et du coup, des répercussions en cascade sur les étudiants qui ont bien du mal à suivre. En plus d’être sous la coupe d’augmentations de frais de scolarité comme on l’a observé depuis quelques années au Royaume-Uni, ils pâtissent d’une cruelle baisse des allocations d’éducation pour les plus précaires. C’est ainsi qu’Eurydice note «une restriction des critères d’attribution des bourses» tout comme une «(…) ré-allocation ou [une] réduction de ces fonds».

On sait déjà que de ce côté-là les heureux élus pourraient bien s’appeler Portugal ou Chypre parmi les 10 états ayant enregistré ce type de rabotage entre les années 2011 et 2012.

On n’hésite pas non plus à regrouper les établissements entre eux histoire d’éviter les trous financiers : c’est bien sûr le cas en France mais aussi en Norvège ou encore en Finlande.

T.C.

Source : Le Figaro