fbpx
Campus
Partager sur

Du côté d'Oxford, un boycott contre Israël s'organise

Des étudiants d’Oxford essaient en ce moment de faire passer une motion en faveur du boycott pur et simple de produits israëliens. On vous explique pourquoi

Nos voisins britanniques se sont trouvé une nouvelle cause : et le choix sur lequel elle se porte n’est pas le moins polémique qui soit. Une asso d’Oxford s’en prend effectivement à l’expansionnisme israëlien en défendant la condition palestinienne par un appel au boycott des produits en provenance de l’ancienne Judée.

C’est demain qu’un vote assez étonnant se tiendra sur le campus d’Oxford. Les 20 000 étudiants de l’université, répartis en différents collèges parmi lesquels le Jesus College ou le Magdalen College, sont appelés à se prononcer sur le boycott de biens culturels et de consommation israëliens.

Un tour politique

La motion qui a été déposée par l’asso OUSU, pour Union des Etudiants d’Oxford, est une manière de protester contre la politique actuelle de l’Etat hébreux qui a tendance à faire la sourde oreille aux problèmes de sécurité et d’hygiène liés aux vives tensions dans la bande de Gaza, tout en poursuivant l’extension de ses colonies sur les territoires occupés comme en Cisjordanie.

Le but des étudiants anglais investis dans ce combat est d’épouser celui du mouvement BDS pour « Boycott, Divestment (désinvestissement, NDLR) and Sanctions » entre autres initié par des associations palestiniennes.

Si la motion avait été avancée voilà quelques semaines, les deux dernières ont été entièrement consacrées à un vaste débat sur le sujet dans la communauté étudiante d’Oxford, par les agitateurs de l’OUSU.

Déplacé

Mais il faut savoir que la question ne met pas vraiment tout le monde d’accord. Questionné par le journal The Guardian, un étudiant considère que «  les étudiants sont inquiets de voir l’OUSU se mêler de politique étrangère», avant d’ajouter qu’à son avis « [l]e boycott va à l’encontre de toutes les idées qu’Oxford défend. L’idée que nous n’allons pas lire vos livres, ou écouter vos arguments parce que vous êtes de telle nationalité est ridicule».

Au sein de son seul collège, la proposition avait déjà été renvoyée dans les cordes à raison de 39 non pour seulement 3 oui.

T.C.

Source : Le Figaro