fbpx
Campus
Partager sur

Un tandem australien lance un lycra anti-requins en partenariat avec l'institut océanographique de l'UWA

Un tandem australien lance un lycra anti-requins en partenariat avec l'institut océanographique de l'UWA
Partager
Partager sur Facebook

L’Australie, avec sa grande barrière de corail et son pourtour côtier, c’est un peu l’eldorado des requins. Deux locaux ont décidé que ça devait changer grâce à une gamme de combi révolutionnaire

Deux ans de travaux, c’est le temps qu’il a fallu à Craig Anderson et Hamish Jolly, deux entrepreneurs australiens pour développer deux gammes de combinaison de plongée et de surf spéciales attaques de requins.

On peut considérer leurs produits particulièrement à-propos, pour peu que l’on se souvienne que le pays a essuyé 5 attaques mortelles de baigneurs et planchistes entre 2011 et 2012 alors que sur la moyenne des 15 attaques annuelles recensées là-bas, seule une s’avère fatale.

Une innovation concrète ?

On est en 2013, allez-vous me dire, la science n’a-t-elle donc réalisé aucun progrès depuis les scaphandres en côte de maille et les grosses cages déjà utilisées par les équipes du professeur Cousteau dans les seventies ? Hé bien si, en particulier dans le choix des matières textiles employées.

En effet, légèreté et illusion d’optique sont les maîtres-mots de cette gamme de lycra unique au monde: plutôt que de s’escrimer à produire des fibres capables de résister aux attaques puissantes des mâchoires des squales, on a préféré miser sur la parade d’évitement avec leur concept du Shark Attack Mitigation Systems.

Brouiller la vue

Le principe de base emprunte le concept du camouflage dazzle, qui a notamment équipé les flottes anglo-saxonnes tout au long du XXème siècle pour esquiver les radars ennemis, en repeignant les navires par hachures et lignes croisées, de façon à confondre les courbes de leur pourtour. On retrouve ce type de stratagème dans la nature comme chez les zèbres dont la raison d’être des rayures est de perturber la vision de leurs prédateurs naturels.

Directement élaborées avec les chercheurs de l’institut océanographique de la University of Western Australia’s, ces combinaisons sont déjà disponibles en version plongée et surf. Le premier, Elude, se compose de lignes blanches et bleues chargées de fondre la personne au mieux dans le bleu des profondeurs tandis que Diverter, aux rayures noires et blanches, imite une proie non comestible – à l’instar de la tortue – censée dissuader l’animal de niaquer, explique Shaun Collin du pôle de recherche concerné de l’UWA, lit-on dans Le Point.

Cette commercialisation a tellement fait parler d’elle que des autocollants utilisant les mêmes procédés sont également mis en vente de façon à pouvoir orner sa board, ses bouteilles de plongée ou encore des embarcations de plaisance légères, comme des canoës ou encore des pédalos.

T. C.

Sources : globalpost , Le Point , sharkmitigation , nowthisnews

Clique sur « J’aime » pour t’abonner à la page Facebook MCE