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24ème enquête socio-économique des Ingénieurs et Scientifiques de France – Juin 2013

L’Observatoire des ingénieurs publie son enquête 2013 portant sur les ingénieurs et scientifiques de France. Révélations

Suite aux données recueillies au premier trimestre 2013 auprès des ingénieurs diplômés des écoles françaises habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieurs, Ingénieurs et Scientifiques de France propose aujourd’hui les résultats détaillés de sa 24e enquête socio-économique.
Pour cette nouvelle enquête, 46 600 questionnaires ont été collectés auprès de diplômés des écoles d’ingénieurs habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieur. 40 300 ont été traités pour représenter les 778 000 ingénieurs de moins de 65 ans formés dans les écoles d’ingénieurs de France. Ils proviennent de 120 écoles (avec au moins 50 participants).

Pour les salaires, les types de contrats salariés pris en compte sont : les CDI, les CDD, les titulaires de la fonction publique et les contrats précaires et il ne s’agit que des salaires en France.

Les chiffres-clés de l’enquête 2013

Qui sont les ingénieurs ?

• Fin 2012, on comptait 778 000 ingénieurs diplômés de moins de 65 ans (749 700 fin 2011).
• 6 ingénieurs sur 10 (58 %) ont moins de 40 ans.
• En moyenne, 18 % des ingénieurs sont des femmes. On en compte 28 % parmi les ingénieurs débutants. 73 % des femmes ingénieurs ont moins de 40 ans.

La formation et l’insertion des ingénieurs

• 92 % des ingénieurs ont obtenu leur diplôme en formation initiale.
• 39 % des ingénieurs ont au moins un autre diplôme que leur premier diplôme d’ingénieur.
• Situation de la promotion 2012 au 31/12/2012 : 64 % sont en activité (contre 67 % en 2011), 52 % sont salariés avec statut cadre (contre 55 % en 2011) et 11 % salariés sans statut cadre (idem 2011). • 21 % sont en recherche d’emploi (contre 18 % en 2011), 12 % en poursuite d’études (contre 13 % en 2011).
• 81 % des jeunes en emploi sont des salariés avec le statut cadre et 63 % ont un contrat à durée indéterminée (-6 points par rapport à l’an passé).
• 58 % des premiers emplois sont dans des fonctions Études ; 86 % dans des fonctions techniques.
• Les sociétés de services sont les premiers pourvoyeurs des premiers emplois d’ingénieurs (24,4 % contre 22 % l’an dernier).
• La médiane des salaires des débutants se situe à 35 000 € ; la moyenne à 36 331 €.

Le marché du travail

• 4 % des ingénieurs sont à la recherche d’un emploi fin 2012, réduit à 2,8 % si on ne compte pas les jeunes à la recherche d’un premier emploi (respectivement 3,5 % et 2,7 % l’an passé).
• 85 550 ingénieurs ont été recrutés en 2012 dont 80 % en France (-7 % par rapport à 2011).
• Les moins de 30 ans représentent 60 % de ce total.

Les salaires

• La moyenne brute annuelle des salaires (avec primes) des ingénieurs est de 67 560 € ; leur médiane de 55 000 €.

L’activité professionnelle des ingénieurs

• 92 % sont en activité professionnelle
• 96 % sont salariés, dont 97 % avec le statut cadre, et 94 % avec des contrats stables (CDI ou titulaires de la fonction publique)
• 110 800 ingénieurs (15,5 % du total) travaillent dans d’autres pays que la France fin 2012 (105 260, soit 15,2 % du total en 2011). Cette proportion est en constante progression.
• 76 % ingénieurs cadres sont en activité en France
• 43,4 % des emplois de France métropolitaine sont en région parisienne
• 62 % des ingénieurs occupent un poste dans une entreprise de plus de 2 000 salariés
• 53 % travaillent directement ou via une société de services pour le secteur industriel (56 % l’an passé)
• 90 % des emplois sont dans le secteur privé
• La fonction « Études, ingénierie, R&D, conception » représente 44,8 % du total des emplois d’ingénieurs en France

Formation et accès à l’emploi des ingénieurs

Quelle formation pour les ingénieurs diplômés de France ?

9 ingénieurs sur 10 ont obtenu leur diplôme en formation initiale (92 %) ; 8 % en formation continue. La moitié seulement de l’ensemble des ingénieurs est passée par les classes préparatoires ; cette part n’est que de 39 % dans la promotion qui vient de sortir. Après leur diplôme d’ingénieur, 39 % des ingénieurs ont obtenu au moins un autre diplôme. Cette tendance est stable. Les doubles diplômes scientifiques prédominent toujours largement (18 %).

Les jeunes ingénieurs ont presque doublé leur taux de formation en management-gestion en quinze ans, passant de 3,7 % à 6,5 %. Ce sont des diplômes rentables puisque si on calcule le rendement salarial de cette formation par régression multiple (c’est-à-dire en neutralisant les variables secteur, taille d’entreprise, zone de résidence, manager ou pas, âge, ancienneté, activité dominante), on obtient une augmentation salariale de 5,2 %. De plus, 75 % des ingénieurs estiment que ces diplômes ont été un « plus » pour leur carrière.

La situation des promotions récentes au 31/12/2012

La proportion de jeunes ingénieurs en activité environ six mois après leur sortie se dégrade légèrement par rapport à l’an dernier : la promotion 2012 compte 64 % de jeunes en activité (contre 67 % pour la promotion 2011 fin 2011).

12 % poursuivent leurs études (proportion analogue à celles des deux années précédentes) et 9 % sont des doctorants avec un contrat de travail (contre 4 % l’an dernier). 21 % étaient encore en recherche d’emploi au 31/12/2012 ; une proportion similaire à celle d’il y a deux ans, mais plus élevée que l’an passé (18 %).

La part des emplois avec statut cadre dans le total des emplois est stable, autour de 80 %, dans les quatre dernières enquêtes. Mais elle va s’améliorer au fil des années, dépassant 90 % pour les promotions sorties il y a plus de 3 ans.

La proportion des jeunes poursuivant leurs études est stable par rapport aux deux années précédentes (12 %) et les « autres situations » sont au même niveau (3 %). Le taux de jeunes en recherche d’emploi 6 mois après le diplôme (21 %) est plus élevé que celui observé l’an passé (18 %) mais similaire à celui mesuré il y a deux ans.

Les demandeurs d’emploi

Fin 2012, le taux de chômage chez les ingénieurs est de 4 % (contre 3,5 % fin 2011). Au 31/12/2012, 29 930 ingénieurs ont répondu être sans activité professionnelle et en recherche d’emploi (ils étaient 25 240 l’année précédente), soit +18 % que l’an dernier.

Parmi eux :
– 8 730 (29 %) étaient de jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi (contre 6 865, soit 27 % en 2011),
– 21 200 (71 %) étaient en recherche d’un nouvel emploi (contre 18 375, soit 73 % en 2011).
5 450 ingénieurs à la recherche d’un emploi fin 2012 (26 %) en avaient retrouvé un ou créé une activité au cours du premier trimestre 2013 (leur proportion était de 29 % l’an dernier). Parmi eux, plus de la moitié a signé un CDI.

Les recrutements en 2012

En 2012, 85 550 ingénieurs ont été recrutés, dont 68 300 en France (soit 80 %). Si on compare à 2011, on constate que :
– le nombre total des recrutements (tous secteurs et toutes activités confondus, dans le monde) a diminué de 7 %, soit 85 500 au lieu de 91 600.
– les postes occupés lors de premiers emplois ont baissé de 2 %, les recrutements externes de 9 %, ce qui témoigne d’une situation moins dégradée pour les jeunes diplômés que pour les autres ingénieurs.
– pour les premiers emplois, la variation observée à l’étranger est encore positive : +15 %. Ce qui n’est plus le cas pour les recrutements externes.

Comme l’an dernier, 34 % des recrutements concernent des premiers emplois et 66 % portent sur les autres recrutements externes. La proportion des femmes dans les recrutements varie peu et passe de 20 % en 2011 à 21 % en 2012. Les recrutements d’ingénieurs se concentrent dans le secteur privé (82 % contre 85 % en 2011). Comme en 2010 et 2011, les moins de 30 ans restent privilégiés par les recruteurs (60 % contre 58 % en 2011), puis les 30-44 ans (33 % contre 34 % en 2011).

La classe des 45-64 ans reste stable dans les recrutements (7 % contre 8 % en 2011). Entre 2011 et 2012, la diminution des recrutements est deux fois plus rapide dans l’industrie que dans la moyenne des secteurs (-16 % contre -8 %). Le tertiaire qui reste le recruteur n°1 ne connaît pas d’évolution du nombre des recrutements. Avec 8 % du total des recrutements, les secteurs de la fabrication de matériels de transport et du BTP viennent juste après.

La rémunération des ingénieurs salariés en France

En 2012, en France, pour les ingénieurs diplômés, le salaire médian annuel (avec primes) était de 55 000 € (contre 54 000 € en 2011 et 52 970 € en 2010). La moyenne brute annuelle des salaires (avec primes) était de 67 560 € (contre 67 191 € en 2011 et 65 047 € en 2010). Les salaires progressent avec l’âge, et entre 50 et 54 ans, le salaire médian des ingénieurs est presque le double de celui des 30-34 ans. Les responsabilités hiérarchiques sont beaucoup plus valorisées que l’expertise qui n’est même pas au niveau des chefs de projets.

Salaires médians bruts annuels en 2012 en fonction de l’âge des ingénieurs (hommes et femmes confondus). Dans toutes les classes d’âge, si la progression des salaires avec l’âge, et donc avec l’expérience, s’observe aussi bien pour l’un et l’autre genre, les salaires des hommes sont systématiquement supérieurs à ceux des femmes. De 9 % chez les débutants, cet écart atteint près de 20 % après 40 ans, ceci étant probablement dû au fait que les femmes occupent moins souvent des postes de managers que les hommes.
Évolution des salaires attendue pour l’année suivante

55 % des ingénieurs s’attendent à une hausse de salaire en 2013 ; c’est trois points de moins que l’an dernier. Les attentes et leur distribution en pourcentage d’augmentation varient peu par rapport à l’an passé.

Les ingénieurs : activités et entreprises (en France)

La fonction « conception » qui regroupe les activités études/recherche/développement (dont celles liées à l’informatique) atteint 44,8 % du total des emplois d’ingénieurs en France (contre 46,3 % l’an dernier) . Les fonctions techniques rassemblent 71 % des ingénieurs.

Répartition 2012 des ingénieurs selon le secteur où ils sont employés (emploi direct)

Les emplois hors de France métropolitaine sont plus dispersés, l’Asie apparaît dans la liste des principales destinations. Près de la moitié des emplois hors de France métropolitaine (50,1 %) se concentrent dans 6 pays : Suisse (11,2 %), États-Unis (10,9 %), Allemagne (9,6 %), Grande-Bretagne (7,5 %), Autre Asie (5,6 %) et Belgique (5,3 %).

Destinations

Canada 4,6 %, DOM TOM 4,7 %, Chine 4,8 %, Belgique 5,3 %, Autre Asie 5,6 %, Grande-Bretagne 7,5 %, Allemagne 9,6 %, États-Unis 10,9 %, Suisse 11,2 %. Sous total : 64,1 %

Chez les jeunes diplômés, 19 % des emplois sont des emplois hors de France métropolitaine. Les destinations plébiscitées diffèrent de celles de l’ensemble des ingénieurs :

Luxembourg 4,0 %, Belgique 7,1 %, Afrique 8,4 %, Grande-Bretagne 11,4 %, Suisse 12,3 %, Amérique du Nord (USA + Canada) 13,9 %, Allemagne 16,3 %,
Les expatriations à la demande de l’employeur forment le quart des départs.

Si vous travaillez hors de France, êtes-vous parti à la demande de votre employeur ?

– Oui 26 %
– Non, c’est votre premier emploi 24 %
– Non, vous avez quitté votre emploi pour aller travailler hors de France métropolitaine 29 %
– Non, mais vous avez la possibilité de retrouver votre emploi en France (disponibilité, congé sabbatique…) 2 %
– Non, vous étiez sans emploi quand vous êtes parti 12 %

– Autre 8 %
– Les ingénieurs employés hors de France sont un peu plus nombreux à vouloir rentrer à plus ou moins long terme que ceux qui ne l’envisagent pas.
– Pensez-vous rechercher un travail en France dans l’avenir ?
– Non 34 %
– Oui à long terme 17 %
– Oui à moyen terme 18 %
– Oui d’ici moins d’un an 8 %
– Vous ne savez pas ou ceci ne dépend pas de vous 23 %

Pénurie d’ingénieurs : mythe ou réalité ?

43 % des ingénieurs pensent que les entreprises trouvent généralement les ingénieurs qu’elles recherchent sur le marché de l’emploi quand 42 % estiment qu’elles ont des difficultés à recruter certaines catégories d’ingénieurs, en particulier les ingénieurs spécialisés en STIC ou des ingénieurs d’études ou des experts.

Parmi les 30 % d’ingénieurs qui ont été en charge de recrutement en 2012, 54 % n’ont pas eu de difficultés ou les ont surmontées en modifiant quelques caractéristiques du poste. Seuls 10 % ont eu des difficultés sur tous les profils. Dans huit cas sur dix, les difficultés provenaient de l’absence d’un profil spécifique sur le marché de l’emploi. Près d’une fois sur deux, le salaire posait problème. Une fois sur trois, la ville ou la région, voire l’entreprise, n’était pas attractive aux yeux du candidat.

Une fois sur deux, ces difficultés de recrutement ont eu des conséquences sur la croissance de l’entreprise. Selon les secteurs, l’importance ou la nature des difficultés, les profils problématiques vont sensiblement différer mais nous ne sommes pas, loin s’en faut, face à une pénurie .
Spécialités d’ingénieurs les plus difficiles à trouver d’après les 42 % d’ingénieurs qui pensent que ces difficultés existent :

Taux par Spécialité

STIC 33 %
Mécanique, productique 14 %
Doubles ou triples spécialités 10 %
Électricité, électrotechnique, automatique 8 %
Génie civil 7 %
Physique, matériaux, énergétique 7 %
Généraliste 6 %
Autres (environnement, bois, eau…) 5 %
Chimie 5 %
Agronomie 3 %
Gestion, finances 1 %

Quelles difficultés ont été identifiées ? (Réponses multiples possibles)*

Type de difficulté

– Il n’y avait pas de tels profils sur le marché de l’emploi 81 %
– Le salaire qu’ils demandaient était trop élevé 45 %
– Les ingénieurs n’étaient pas attirés par la ville – région 35 %
– Les ingénieurs ne voulaient pas venir dans votre entreprise 29 %
– Les conditions de travail que vous proposiez ne convenaient pas 15 %
– Le ou la conjoint (e) de l’ingénieur était une contrainte 15 %
– Autre 27 %

* Il s’agit des réponses des 46 % d’ingénieurs qui ont eu des difficultés à recruter, parmi les 30 % d’ingénieurs qui ont effectivement recruté, soit moins de 15 % du total.

Les profils techniques sont les plus difficiles à trouver Les profils les plus techniques – ingénieurs spécialisés en STIC, ingénieurs d’études et experts – sont les spécialités qui présentent des difficultés de recrutement. Lorsque les 46 % d’ingénieurs qui ont recruté en 2012 font état de difficultés, il s’agissait dans plus de la moitié des cas de recruter un ingénieur d’études (61 %) ou un expert (52 %).

Ensuite, quatre fois sur dix, les ingénieurs-recruteurs mentionnent les chefs de projet ou les ingénieurs système. Managers et ingénieurs de production posent problème à un recruteur sur quatre. Les ingénieurs commerciaux ne sont mentionnés que dans 15 % des cas.
Sur quels profils y a-t-il eu des difficultés de recrutement ?

Ingénieur d’études 61 %
Expert 52 %
Chef de projet 41 %
Ingénieur systèmes d’information, réseaux, télécoms 39 %
Manager 25 %
Ingénieur de production 24 %
Ingénieur commercial 15 %

Des difficultés disparates selon les secteurs

L’absence du profil recherché sur le marché est évoquée avec une fréquence qui varie entre 70 % (administration publique) et 91 % (sociétés de services en ingénierie). Il s’agit donc bien d’un problème de recrutement partagé par tous les secteurs. Le niveau de salaire jugé insuffisant et qui décourage les ingénieurs est très présent dans les SSII et dans les sociétés d’ingénierie (plus d’une fois sur deux).

À l’opposé, il est moins fréquent dans les IAA, l’industrie pharmaceutique et surtout dans la métallurgie et la fabrication de produits métalliques. Le refus d’intégrer une entreprise en raison de sa localisation, mentionné dans 35 % des cas en moyenne, est cité une fois sur deux dans les industries agroalimentaires et dans la production / distribution d’électricité, de gaz ou encore dans les secteurs du plastique, verre et minéraux non métalliques. Le rejet de l’entreprise, plus limité en général (28 %), touche en particulier l’administration publique (38 %) et la fabrication de produits métalliques (41 %).

Perception et effets de la crise économique

Moins d’un ingénieur sur dix pense que la crise est conjoncturelle et qu’elle sera résolue à court terme. Les autres y voient plutôt une crise structurelle nécessitant une forte remise en question. Le sentiment d’inquiétude concernant les emplois et l’activité s’intensifie Le sentiment de crainte pour son propre emploi repart légèrement à la hausse : en mars 2013, 8 % des ingénieurs ont des craintes pour leur emploi (ils étaient 6 % l’an dernier).

Les télécoms, secteur le plus pessimiste La proportion d’ingénieurs inquiets pour leur emploi est bien plus élevée qu’en moyenne dans le secteur des télécommunications (20 %) ; c’est le double de l’an passé. Nettement détachés (7 points) des secteurs les plus pessimistes, ceux du plastique, verre et produits minéraux non métalliques ou de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques, ou encore de l’industrie pharmaceutique.

À l’autre extrémité du classement, les ingénieurs qui expriment deux fois moins souvent qu’en moyenne des craintes pour leur emploi appartiennent aux secteurs de l’administration publique et de la production/distribution d’énergie. Le reste des secteurs se concentre sur un segment plus étroit, avec entre 5 et 10 % d’ingénieurs inquiets pour leur emploi.

Les 5 secteurs où les ingénieurs craignent le plus et le moins pour leur emploi

– Administration publique 3,2 %
– Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air 4,5 %
– Transports et entreposage 5,1 %
– Activités financières et d’assurance 5,7 %
– Fabrication de matériels de transport, aérospatial 6,4 %

Moyenne, tous secteurs confondus : 8,3 %

Fabrication de denrées alimentaires, boissons et tabac 10,5 %
Industrie pharmaceutique 12,4 %
Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 13,0 %
Plastique, verre et produits minéraux non métalliques 13,1 %
Télécommunications 20,2 %

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