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Les étudiants étrangers, une manne de 15 milliards d'euros par an pour l'Australie

Les étudiants étrangers, une manne de 15 milliards d'euros par an pour l'Australie
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Alors qu’en France on se plaint du coût important que représente l’accueil d’étudiants étrangers, l’Australie récolterait 15 milliards d’euros annuels pour faire de même. Eclairages avec MCE-tv

C’est le dernier rapport remis à la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale par la députée UMP Claudine Schmid intitulé « Diplomatie culturelle et d’influence » qui nous l’apprend : l’Australie est le 3ème pays du monde le plus attractif pour les étudiants étrangers derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

D’après nos confrères du Nouvel Obs, « l’éducation constitue le 3ème poste d’exportation » puisque le pays parvient à engranger pas moins de 15 milliards d’euros annuels sur les seuls frais universitaires demandés aux internationaux. Une stratégie sans doute moins humaniste que la nôtre mais qui présente l’avantage d’être rentable à terme.

Un état d’esprit favorable mais un Etat distant

Il faut, en outre, bien trouver des leviers pour rééquilibrer les comptes publics du supérieur australien qui fait peine à voir ces dernières années : interrogée sur un blog de Libération, l’enseignante d’anglais et docteure en littérature comparée à Lille 3 Naomi Toth rappelle en effet que la part de financement de l’Etat consacrée aux facs du territoire est passée de 57 à 41 % entre les années 1996 et 2007.

Pourtant la destination jouit d’un excellent rayonnement au point de parvenir à capter 7 % des étudiants mondiaux, à en croire les derniers chiffres de l’OCDE. Plusieurs raisons permettent d’expliquer cette alchimie gagnante entre communauté étudiante étrangère et société australienne. Françoise Thibaut, spécialiste de l’Australie interrogée par le site CanalAcadémie livre quelques éléments de réponse.

Elle évoque des étudiants étrangers particulièrement choyés : « l’université a été le cœur et la fierté de l’expansion australienne. Dans ce pays ou la classe moyenne est reine, où l’on travaille beaucoup, l’étudiant est devenu une valeur communautaire. Il doit donc être bien traité et stimulé », estime-t-elle.

De « beaux campus » et des B.U ouvertes h24

Il n’est donc pas étonnant de trouver sur place « de beaux campus, (…) paysagers et très bien entretenus », notamment par l’entremise d’une « collaboration d’étudiants rémunérés ». Autre bon point : les australiens mettent également le paquet côté accès à la culture, ne serait-ce qu’à travers l’exemple des nombreuses bibliothèques du pays ouvertes « tous les jours, 24 heures sur 24 ».

Décrivant encore combien la communauté étudiante française est implantée là-bas et bien intégrée à l’environnement qui ne manque pas de lui réserver un accueil chaleureux, elle trouve plusieurs causes au développement d’échanges nourris avec les tricolores : les dimensions historique – avant Cook, les premières missions d’exploration océaniques ont été conduites par des français – ou encore sportive, à l’image des rencontres fréquentes comme au rugby, en sont une bonne illustration.

T.C.

Sources : Nouvel Obs , canalacademie.com , contrejournal.blogs.liberation