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Princeton : se marier avec un intello pour assurer sa réussite sociale

Le conseil paraît loufoque : il nous vient pourtant d’une ancienne de la prestigieuse Princeton University. Pour assurer sa réussite sociale, mieux vaut se dégotter un bon parti directement sur le campus de sa fac !

C’est la consultante en Ressources Humaines Susan Patton qui est à l’origine de la proposition.

Salariée de la célèbre université de Princeton, elle a un point de vue pour le moins original sur les missions prioritaires à relever au cours de ses études supérieures.

Une philosophie plutôt sélect

Cette dernière s’est en effet permise de faire part de son « Conseil aux jeunes femmes de Princeton » dans une tribune tenue sur le site officiel de la fac, le 29 mars 2013 dernier. L’essentiel de son texte se résume dans la phrase suivante : « Ecoutez ce que personne ne vous dira jamais : trouvez un mari ici, sur le campus, avant d’obtenir votre diplôme de second cycle ! […] ».

Elle justifie son propos en développant quelque peu. Primo, elle part du constat que « [l]es hommes épousent régulièrement des femmes plus jeunes, moins intelligentes, moins instruites. C’est incroyable à quel point les hommes pardonnent à une femme son manque d’érudition, du moment qu’elle est mignonne !».

Du coup, que reste-il à faire pour toutes les autres qui sont autrement dotées ? Hé bien, à son avis, « [l]es femmes intelligentes ne peuvent pas – ne devraient pas – épouser des hommes qui ne leur sont pas égaux intellectuellement. En tant que diplômées de Princeton, nous nous sommes attribuées une valeur à part sur le marché. »

Ménager son temps et sa classe

Il est donc bien naturel, suivant son raisonnement que « [l]a population d’hommes aussi intelligents ou plus intelligents que nous est relativement limitée. Aussi, je le répète : vous n’aurez pas d’autres occasions de côtoyer autant d’hommes qui en valent la peine. »

Elle pousse son anticipation assez loin lorsqu’elle décrit l’implacable roulement des âges qui s’opère sans cesse sur le campus : « en première année de fac, vous avez à votre disposition quatre promotions d’hommes. Chaque année vous perdrez les hommes de dernière année, et vous serez plus vieille que les arrivants de l’année précédente. Lorsque que vous bouclerez votre cycle, il ne restera que les jeunes hommes arrivés en même temps que vous. Et franchement, eux pourront alors choisir des tas de filles plus jeunes. »

Trouvant à boire et à manger dans sa lettre ouverte, un journaliste du New York Times se permet même de dépasser l’hypothèse de Patton pour rejoindre quasiment le discours de Bourdieu sur la reproduction sociale.

Il écrit : « admettre publiquement une vérité que quiconque ayant fréquenté ce monde sait intuitivement : que les universités haut de gamme ont plus à voir avec les réseaux sociaux qu’avec l’enseignement, que les relations dans la société comptent plus pour les étudiants que ce qui se passe dans les salles de cours ».

Seules les étudiantes sauront désormais s’il faut ou non faire bon usage de cette prise de position !

T.C.

Source : rue89