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L’évaluation par les étudiants rencontre un franc succès

Vous avez du voir passer ce genre de questionnaire expédié à la cantonade sur votre boîte mail. Chez MCE-tv, on a voulu se demander ce qu’était au juste l’évaluation des facs par les étudiants

Cela fait des années que cela existe au sein de nos grandes écoles et universités, pourtant on peine à en mesurer l’impact réel.

L’évaluation par les étudiants ressemble fort à une enquête de satisfaction que réalisent régulièrement les grandes enseignes pour affiner leur démarches consommateurs.

En ESC et écoles d’ingé, c’est un automatisme : à chaque fin de semestre, d’année scolaire, on s’attend à recevoir le fameux document. En jeu, la fiabilité du corps professoral, l’actualisation des accréditations et l’amélioration constante des conditions d’apprentissage pour faire gagner en réputation l’établissement concerné.

Les campus s’y mettent petit à petit

Les journalistes d’educpros qui ont travaillé sur le sujet nous rapportent ainsi l’expérience d’une telle évaluation à l’échelle de la faculté de Bordeaux-Selagen. Sur place, c’est le Centre de Recherches Appliquées en Méthodes Educatives, et les questionnaires portent aussi bien sur le fond même des cours que sur les interactions étudiants-professeurs, par exemples.

Si les IEP ou encore les IUT ont suivi le mouvement sans ciller, tout le monde ne peut pas en dire autant. Pourtant les facs en tant qu’établissements s’y mettent de façon sporadique, comme du côté des universités de Cergy-Pontoise, de Paris-Sorbonne, de Lille 1, de Strasbourg ou bien de Nice.

Ce qui se passe concrètement, c’est que les questionnaires sont bien envoyés, mais davantage à l’initiative des secrétariats des formations ainsi que des UFR. Et pour ceux qui n’en ont pas eu entre les mains, il s’agit de donner son avis personnel sur le fond des enseignements, l’existence ou non de passerelles ou du moins de rapports entre les différents cours ou encore la qualité des infrastructures sur lesquelles ils sont reçus.

Standardisation et anecdotes

Pourtant, tout le monde ne voit pas ce genre de prise de température comme spécialement adaptée à tous les champs possibles et imaginables. Pas rassuré, Thierry Thibaut qui est maître de conférences sur le campus de Nice s’insurge ainsi dans les colonnes de L’Etudiant : « Gare à la normalisation ! Un cours en amphi en psychologie ne suscite pas les mêmes questions qu’un cours de maths en travaux dirigés« .

Prenant tout autant de distance avec ce type d’évaluation, le président de la CDEFI Christian Lerminiaux reonnaît également qu’ « [u]ne évaluation n’est pas si simple qu’elle y paraît. Les réponses peuvent s’avérer parfois peu constructives, sur le mode du j’aime/j’aime pas, surtout s’il s’agit d’y faire passer ses frustrations. »

Quoiqu’il en soit, au final la démarche de ce type de questionnaire aurait du être mieux expliquée aux étudiants squattant les bancs de la fac publique puisqu’à l’heure où nous parlons, les taux de participation à ces évaluations rôdent timidement entre 30 et 50 %.

T.C.

Source : educpros