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Dossier MCE
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Bac 2014 : accusant son ex, une correctrice de l’académie d’Amiens fait croire au vol de 124 copies de philo

Bac 2014 : accusant son ex, une correctrice de l’académie d’Amiens fait croire au vol de 124 copies de philo
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Grosse frayeur du côté du rectorat d'Amiens, en Picardie : alors qu'on pensait avoir 124 copies de philo évanouies dans la nature à cause de l'ex-compagnon vengeur d'une enseignante, les enquêteurs ont établi que cette dernière avait menti et l'ont placée en garde-à-vue

L’histoire a eu tant d’écho qu’on a cru quelques instants à l’invalidation de l’épreuve de Philosophie pour de nombreux candidats du Nord de la France survenue lundi dernier.

Finalement, c’est la personne à l’origine d’une fausse alerte grosse comme une maison qui pourrait être poursuivie par le Parquet.

L’ancien compagnon d’une examinatrice accusé à tort d’avoir volé des copies du bac

On connaissait le phénomène des fuites, des tricheries diverses des lycéens allant de la gomme magique à la calculatrice bien remplie. Un type de cas beaucoup plus rare a cette fois pointé le bout de son nez à Saint-Quentin, dans l’Aisne : le mensonge effronté d’une présumée sérieuse examinatrice du bac. Difficile de fliquer les 170 000 correcteurs répartis sur la France entière qui acceptent cette année de corriger l’examen, à raison de 5€ par copie et de 9,60€ de l’heure pour une épreuve orale.

La confiance tacite entre les rectorats et leurs examinateurs est donc de rigueur. Dans le cas d’une prof calomnieuse décrite comme psychologiquement fragile par son administration rectorale, le procureur de la République de Saint-Quentin a requis de la faire expertiser psychiatriquement tellement l’affaire relève du délire. Mardi 17 juin dernier, une professeure du lycée Pierre de la Ramée mobilisée pour les corrections avertit son rectorat qu’on lui a dérobé à son domicile un lot de 124 copies de l’épreuve de philosophie qui a eu lieu la veille. Les autorités administratives préviennent la police qui l’auditionnent le lendemain avant de procéder sous le contrôle du parquet à de brèves recherches…car fructueuses.

Les copies étaient intactes sur le trottoir, au fond de la poubelle individuelle de la prof

Dans la tête de cette femme, le scénario est bien ficelé : son ancien partenaire, avec qui elle sort d’une rupture difficile, se serait introduit à son domicile pour lui subtiliser le précieux paquet. Il aurait consenti à lui restituer en l’échange d’une somme de 1 000 €. Même si l’homme est brièvement entendu par la police pour s’expliquer, lorsque les agents de la paix se rendent chez l’examinatrice mercredi 18, ils retrouvent sans peine les copies fantômes telles quelles dans sa poubelle qui avait été simplement sortie dans la rue ! L’enveloppe contenant le lot était même encore sous scellé. La femme est placée dans la foulée en garde-à-vue pour être de nouveau interrogée.

« Dénonciation calomnieuse » d’un vol de copies d’un examen national officiel aggravé par un chantage tout aussi fictif, « abus de confiance »… Les accusations pleuvent sur celle qui ne devrait pas revoir les encarts collants d’une copie du bac avant longtemps. La femme encoure maintenant des poursuites judiciaires sérieuses alors que les copies, saines et sauves ont été récupérées et sécurisées, avant d’être redistribuées entre plusieurs autres correcteurs de la zone. Les personnels basés Boulevard d’Alsace Lorraine dans la « Venise des légumes » admettent avoir eu chaud : C’est quelque chose d’assez exceptionnel. Nous avons eu peur pendant trois heures, rapporte RTL.

Sources : rtl , lepoint , europe1 , metronews , lci.tf1