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Quel est le nouveau visage de la colocation ?

La colocation qui était jusque-là une option de logement économique serait en train de devenir un mode de logement, une pratique choisie et non plus subie. C’est une enquête du site appartager.com qui nous met la puce à l’oreille

Histoire de prendre le pouls de la situation en France, cette dernière veut « dresser, à partir de la base de données du site appartager.com, un état des lieux chiffré de la colocation en France afin d’apporter un éclairage précis sur cette nouvelle pratique qui s’installe dans la société française. »

Sur l’année 2012, les offres de coloc’ ont progressé sur ce site de 11 % et 16 % du côté des demandes formulées. Pour les 10 plus grandes villes françaises, le loyer mensuel moyen est estimé à 400 euros, même si la réalité est souvent à revoir à la hausse.

Les colocs ne sont plus ce qu’ils étaient…

On constate l’émergence de nouveaux profils chez les colocataires d’aujourd’hui, ainsi que le note une « progression significative du nombre des jeunes actifs » qui sont aussi bien des jeunes gens de 26 à 35 ans que des adultes entre 36 et 45 ans.

Mais ces deux catégories sont rejointes par des personnes d’un âge encore plus avancé bien qu’ « (…) en âge d’être actifs » : il s’agit des colocataires âgés entre 46 et 55 ans, voire déjà retraités que sont les plus de 55 ans.

Côté revenus et ressources, ils sont 45,4 % des colocataires français interrogés à toucher annuellement entre 17 000 et 25 000 euros tandis que 24 % sont au SMIC et 5 % à dépendre du seul RSA.

Critères nouveaux

Et comme la distance entre fantasme et réalité est souvent importante, on vous livre aussi des précisions sur la coloc rêvée vue par les personnes interrogées. Hé bien pour 37,7 % des intéressés, il s’agit d’une configuration de 3 personnes avec répartition paritaire (72% des sondés).

Et si l’on devait tracer un portrait robot du colocataire type en ce qui concerne les étudiants , surprise : il serait une femme (les femmes représentent 51,4 % des inscrits interrogés) d’environ 25 ans et non fumeuse ! Du côté des jeunes actifs, ce coloc est plutôt un homme d’environ 27 ans et non-fumeur lui aussi (une vraie manie, ma parole).

D’autant que la seule optique budgétaire ne suffit plus à estimer, évaluer un candidat : ils sont 41,6 % des jeunes actifs sondés à intégrer la convivialité dans leurs critères de recherche.

Ils sont également une écrasante majorité (70 %) à préférer cohabiter avec des gens plus jeunes qu’eux tandis que 54,6 % d’entre eux ne seraient pas gênés d’avoir un coloc plus âgé et enfin 62 % des jeunes actifs considèrent que ne connaître personne est la meilleure situation de départ pour une coloc.

Pourquoi une coloc ?

Un choix économique, la coloc, ou de plus en plus un choix de confort ? Ils sont en effet 62% des sondés à considérer que « leur loyer en colocation ne leur permettrait d’habiter qu’un studio dans le marché locatif traditionnel« .

De quoi se mettre d’accord avec les propriétaires qui sont 40,6 % à juger la coloc plus rentable que les autres options. De plus, ces derniers s’estiment satisfaits de leurs locataires multiples à hauteur de 92,3%.

La coloc améliore sans nul doute la qualité de vie, à en croire tous les interrogés puisqu’ils sont 90 % des interrogés convaincus de son impact positif sur le cadre de vie quotidien. 57,4% des interrogés la jugent d’ailleurs comme « un moyen plus simple et plus rapide pour trouver un logement« .

T.C.

Source : mapiaule.com