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Loi sur l’Enseignement supérieur et de la Recherche : attention, virage dangereux !

Loi sur l’Enseignement supérieur et de la Recherche : attention, virage dangereux !
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Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche affiche son intention de décloisonner l’enseignement supérieur et la recherche

Pour Julien Roitman, Président d’IESF : « il faut saluer cette volonté en souhaitant qu’elle ne s’arrête pas aux portes des établissements mais ouvre la porte à de larges échanges entre le corps enseignant et l’entreprise, tant au niveau des individus qu’entre les structures ». Ingénieurs et Scientifiques de France avait déjà exprimé sa vive préoccupation devant l’absence de prise en compte de l’entreprise dans les propositions des Assises de l’Enseignement supérieur et la Recherche (cf communiqué du 3 décembre).

IESF, écho des inquiétudes suscitées au sein de la profession Si IESF soutient sans réserve le développement d’outils de collaboration permettant à des ensembles d’enseignement supérieur voisins une meilleure synergie dans les domaines qui feraient sens, il se fait néanmoins à nouveau l’écho des inquiétudes suscitées au sein de la profession (écoles, futurs ingénieurs et chercheurs, associations de diplômés) par le virage que constitue le projet de loi inspiré des Assises :

– place trop marginale du monde économique, de l’innovation et de l’international dans la vision proposée, absence de représentants de l’entreprise en tant que tels au sein des conseils d’administration et des conseils académiques

– poids étonnamment élevé de la représentation régionale dans la gouvernance des futures communautés d’enseignement supérieur, abondance d’administrateurs rendant difficiles les prises de décision, empilement de niveaux ouvrant l’éventualité d’une remise en question de l’autonomie, et donc de l’efficacité, des écoles d’ingénieurs et des petites universités

– suppression de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur au profit d’un Haut Conseil, avec le risque de voir des procédures d’auto-évaluation remplacer les systèmes d’évaluation existants

– couplage imposé des classes préparatoires avec les universités, pouvant remettre en cause le maillage de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles généralistes sur tout le territoire à proximité du lieu de résidence des parents, et refermer ainsi ces véritables portes d’entrée de l’ascenseur social vers les études supérieures.

La profession se sent très concernée par l’évolution des formations. Qu’elle soit généraliste, complétée d’une spécialisation de plus en plus grande, voire associée à un double cursus, la formation de l’ingénieur et du scientifique se confronte aux réalités des entreprises dans un cadre national ou international. Elle a pour objectif affirmé de répondre aux profils demandés et attendus par le marché, peuvent du même coup garantir une insertion rapide dans la vie active aussitôt le diplôme acquis.

Par la voix d’Ingénieurs et Scientifiques de France la profession tient à dire qu’elle est directement concernée par la philosophie générale du projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les orientations proposées, notamment sur :

– la place globale du monde économique au sein du système d’enseignement supérieur et de la recherche

– la gouvernance des futurs ensembles d’enseignement supérieur

– le système d’évaluation prévu pour ceux-ci

– les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE).

Communiqué