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Allemagne : le modèle de l’alternance ne séduit plus autant qu’avant

Le modèle de l’alternance a un peu de mal à prendre outre-Rhin. MCE-tv a voulu se demander pourquoi

Dans une déclaration en date du 16 avril 2013 dernier rapportée par les journalistes du Figaro, la présidence de la Fédération Allemande des Chambres d’Industrie et de Commerce – DIHK pour les intimes – a mis en garde : «À compter de 2014 il n’y aura plus qu’une tendance: les chiffres de contrats d’apprentissage vont baisser de manière continue ».

Originairement outil concurrentiel qui faisait l’orgueil de nos voisins germains, le recours au contrat d’alternance, passés entre étudiants et entreprises privées, avait déjà enregistré une baisse continue de 3,2 % l’année dernière, soit un bilan mitigé de 550 000 signés au total.

Un dispositif solide touché par les disparités démographiques

Pourtant, ce dispositif a fait ses preuves en Allemagne. Pas de nécessité d’être titulaire d’un baccalauréat – dont l’équivalent allemand est l’Abitur – et possibilité de démarrer sa formation d’une durée de 3 ans dès l’âge de 16 ans, l’apprentissage là-bas est un moyen sûr de mettre le pied à l’étrier professionnel suffisamment tôt.

Cette formule soumise aux alternants, ou « azubis », fonctionne tant et si bien qu’ils étaient même aussi nombreux que les bacheliers allemands l’année dernière. Dommage que le soufflet soit sur le point de retomber, notamment du fait des déséquilibres démographiques que connaît le pays. En effet, nombre de petites structures privées se trouvent, là-bas, dans des régions assez peu densément peuplées comparé aux gros nœuds urbains qui attirent les jeunes.

D’autant que ce type de trait d’union entre formation et monde du travail provoque l’admiration du monde entier qui se demande bien comment rivaliser avec le taux de chômage record de l’Allemagne, avoisinant les 6,2 %.

Baisse d’attractivité

Les causes permettant d’expliquer cette contraction étonnante sont également à chercher ailleurs : alors que le principal problème, avant, était de motiver les entreprises pour jouer le jeu afin d’allouer suffisamment de postes chez elles pour accueillir les candidats à l’alternance, maintenant c’est l’inverse. Ce sont les boîtes qui peinent désormais à dégotter des jeunes.

Les lanternes rouges de ce petit jeu de cache-cache ? Les PME et TPE. Et pour trouver des solutions au problème, des entreprises qui sont prêtes à changer leur fusil d’épaule. Quitte à devoir baisser la barre de leurs exigences dans les profils des candidats admis. En effet, 58 % des entreprises consultées par la DIHK affirment être prêtes à mettre à la disposition de leurs alternants des modules de rattrapage.

T.C.

Source : Le Figaro