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Violeur en série de Lyon : une étudiante témoigne

Multimédia, investigations policières et éducation n’ont a priori rien à voir. Pourtant, c’est de nouveau le sud de la France qui fait encore parler de lui à propos du violeur d’étudiantes dans la nature à Lyon dont on vous parlait hier. Une étudiante livre ses impressions

Alors qu’on découvrait récemment l’originalité de la formule montpelliéraine mettant directement les étudiants en relation avec la police, ce sont à présent les étudiants et personnel des 2 facs lyonnaises de Lyon 1 et 3 qui étaient concernés vendredi 15 février dernier par l’envoi d’un mail, les avertissant des agissements d’un violeur sévissant à proximité de leurs campus.

Survenus de nuit, autour de minuit plus précisément, les viols auraient impliqué l’usage de la menace par utilisation d’un cutter ou bien d’un couteau. Selon les services du procureur de Lyon, Marc Cimamonti, « un seul individu » en serait responsable et fait l’objet de l’enquête policière encore en cours, à en croire Le Figaro.

« Effrayant »

Inscrite en Master 1 LEA sur le site de Lyon 2, Floriane a accepté de répondre aux questions de melty.fr sur sa perception du climat qui règne actuellement dans la ville étudiante. D’emblée, l’étudiante ne mâche pas ses mots pour qualifier les faits « Je trouve que c’est assez effrayant ».

Le constat est plutôt amer pour cette jeune fille qui connaît bien cette ville à la longue tradition estudiantine. Elle confie notamment : « Je ne me suis jamais vraiment sentie en sécurité à Lyon » puis ose la comparaison avec la capitale « Avant de monter à Paris pour mon stage, j’étais étudiante à Lyon. De septembre à décembre. Je me sens plus en sécurité à Paris qu’à Lyon. J'[y] ai beaucoup moins peur de prendre le métro ou de me promener la nuit (…).

« Je me sens plus en sécurité à Paris qu’à Lyon »

Elle persiste et signe lorsqu’elle ajoute :« Lorsque j’étais à Lyon, j’habitais près d’un quartier pas très sûr. Je me souviens que pour rentrer dans mon immeuble, il nous fallait un badge. Sauf que la porte était toujours cassée, les vitres pareilles. Ce n’est pas le genre d’atmosphère où l’on se sent en sécurité. »

Questionnée sur l’initiative du mail shooté à la cantonade, elle considère qu’il s’agit là d’« une bonne idée », avant d’ajouter « Il vaut mieux avertir les étudiants pour qu’ils s’organisent ».

C’est en ce sens que l’administration de Lyon 1 et 3 avait préféré prendre les devants en voulant apaiser et rétablir une partie de la réalité des faits, histoire d’éviter à tout prix que les rumeurs n’enflent sur les réseaux sociaux et ne provoquent une panique généralisée.

T.C.

Source : melty.fr