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14 détenus décrochent leur diplôme à Cherbourg

C’est ce vendredi dernier, le 15 février au matin, que 14 prisonniers de la maison d’arrêt de Cherbourg se sont vu remettre les diplômes sanctionnant leurs efforts continus dans des disciplines variées

L’entrevue s’est déroulée dans la bibliothèque de la prison, en présence de journalistes, de responsables administratifs et de professeurs pour récompenser les 14 détenus qui ont brillamment validé des cursus en français, en informatique et en mathématiques.

Certains recevaient même plusieurs certifications et tous ont en outre pu recevoir en main propre leurs titres de la part d’une inspectrice de l’Education Nationale ayant spécialement fait le déplacement, Mme Françoise Le Hô.

« Ces diplômes sont les mêmes que ceux délivrés à l’extérieur de la prison. Il n’y a pas marqué où vous les avez obtenus », disait-elle encore à ces heureux détenteurs de Certificat de Formation Générale, Diplôme d’Etudes en Langue Française et B2i, correspondant au brevet informatique.

Une note d’optimisme dans ce monde de brutes

Le directeur de la maison d’arrêt Gérard Brillon n’a pas caché sa satisfaction en prononçant ces mots « Vous pouvez être fiers de vous » à l’attention de 14 de ses détenus qui ont passé haut-la-main leurs examens afin d’obtenir des titres visés par l’Education Nationale.

Guillaume Gréard, enseignant en milieu pénitentiaire, le concède pourtant volontiers, « [c]’est compliqué d’étudier en prison. Mais vous avez fait ce qu’il fallait. (…) », avant de conclure sur une note optimiste glissée par son confrère, proviseur, M. Christian Frin : « Désormais, de nouveaux horizons s’offrent à vous ».

Peines légères

Pourtant il reste dans son rôle lorsque ce dernier ne peut s’empêcher d’ajouter, un brin paternaliste : « Il faut maintenant sortir de prison et ne jamais y revenir. »

La maison d’arrêt qui accueille actuellement quelques 74 détenus, tous âgés entre 19 et 57 ans, et comme c’est souvent le cas, n’est en charge que de peines légères généralement inférieures à 2 ans. Sur près de quatre-vingts personnes écrouées, une trentaine fréquente les salles d’apprentissage et suit régulièrement des cours.

T.C.

Source : Ouest France