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Rentrée 2014 : le salariat étudiant, chance ou danger ?

Rentrée 2014 : le salariat étudiant, chance ou danger ?

Ils sont chaque année nombreux à se poser la question : comment rallier la fin du mois avec un compte bancaire positif sans risquer de rater ses études ?

Ils sont chaque année nombreux à se poser la question : comment rallier la fin du mois avec un compte bancaire positif ? Dans 50 % des cas, la réponse se situe dans le salariat étudiant. Tous ne sont pas enfants d’ouvriers, tous ne sont pas dans l’obligation de se salarier. Néanmoins, 28% des étudiants sont aujourd’hui contraints de se salarier pour vivre.

Le salariat étudiant, chance ou danger ?

Les difficultés rencontrées sont nombreuses pour les étudiants salariés, car la réussite des études doit primer. Or aujourd’hui, un étudiant salarié plus de 12 heures par semaine augmente son risque d’échec de 50 %. L’importance de l’élévation du niveau de connaissances et de compétences de l’ensemble de la jeunesse, en adéquation avec les besoins du marché du travail, pose la question des mesures mises en place pour faciliter la réussite des étudiants et donc celle du niveau de diplôme.

Pourtant, il ne faut pas négliger que 22 % des étudiants qui se salarient le font afin de découvrir le monde professionnel, se faire une expérience ou bien améliorer un peu leurs conditions de vie. La question du salariat est donc ouverte et doit faire abstraction de toute idéologie liberticide.

Tendre à la disparition du « besoin de se salarier » ne doit pas imposer l’immobilisme quant aux droits des étudiants salariés et aux réponses à apporter afin de rendre ce salariat le moins pénalisant possible. Renoncer à ces réponses revient à doublement condamner le le salariat étudiant : celle du besoin de se salarier et celle d’une absence de dispositifs généralisés permettant leur réussite.

Afin de répondre au mieux à la réalité du monde étudiant, des dispositifs de soutien et d’accompagnement au le salariat étudiant doivent voir le jour au sein des universités. Ces derniers peuvent prendre la forme de statut d’étudiant salarié facilitant le choix des travaux dirigés et cours magistraux, mais aussi la validation de compétences acquises à la fin de l’année universitaire à travers le salariat. L’expérience professionnelle doit ainsi être revalorisée et faire l’objet d’une formalisation en matière de compétences réalisée par l’établissement d’enseignement supérieur. Aussi, l’annexe descriptive au diplôme doit comporter les compétences acquises lors des expériences professionnelles afin de faciliter la lisibilité des diplômes de ces dernières tant vis-à-vis de l’employeur que de l’étudiant.

Par ailleurs, le salariat ne pouvant supplanter les études de l’étudiant, un droit opposable au repos en vue des examens doit être garanti. De plus, l’étudiant au sein de l’entreprise doit pouvoir être renseigné sur ses droits en tant que salarié à part entière.

En conclusion, il s’agit donc de limiter le salariat excessif tout en valorisant les compétences acquises lors de ses expériences professionnelles. Un encadrement est nécessaire afin que l’étudiant ne soit pas un salarié corvéable à merci.