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IUT de Journalisme de Lannion : Rien ne va plus

Après l’annonce du Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi des Journalistes de vouloir faire de l’Ecole de journalisme de Cannes une école reconnue par la profession voilà que PresseNews révélait il y a 15 jours que L’IUT de Lannion pourrait se voir retirer la reconnaissance de sa formation par la profession. Depuis l’annonce de la nouvelle, les choses vont de mal en pis au sein de l’IUT

Vendredi dernier, les étudiants de l’IUT de Lannion adressaient une lettre de doléances au président de l’Université de Rennes 1 joint par huit enseignants. Sur internet circule une pétition déjà signée par plus de 400 personnes.

Une reconnaissance sur la sellette

C’était en 2003 que Lannion obtenait la reconnaissance de la profession. Le patron de l’établissement Philippe Anglade a affirmé que l’IUT n’avait jamais été menacé de perdre son titre d’école reconnue et tiendrait ses sources de la Commission elle-même. Il a pourtant reconnu que le contexte budgétaire difficile obligeait Lannion a faire face à un nouveau projet national avec ingéniosité. On vivait dans le luxe. Cette année encore on a dispensé 350 heures de dépassement d’enseignement.

Le mot d’ordre à l’IUT : Sauve qui peut !

Seize professionnels en journalisme qui étaient des intervenants extérieurs réguliers auprès de l’IUT breton ont rédigé un manifeste intitulé « Pourquoi nous ne reviendrons pas enseigner à l’IUT ».

Lannion traverse en effet une période compliquée et Philippe Anglade estime qu’il faudra faire 30 000€ d’économie sur les deux prochaines années. Le journalisme n’est pas la seule filière touchée, toutes les filières sont concernées.

Les étudiants et les professeurs sont très remontés, notamment parce qu’ils trouvent inadmissible qu’un des enseignants-chercheurs, pilier de l’IUT, s’est vu refuser sa titularisation. Une situation résumée brièvement par le patron de l’établissement : Les restrictions budgétaires sont douloureuses . Ce dernier soupçonnerait les professeurs d’entraîner les étudiants dans un mouvement de contestation qui pourrait en effet les conduire droit à la perte de notre reconnaissance.

Coralie Pierre
Source : Le Télégrame