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3 étudiants s'immolent sur le campus de la fac de Cheikh Anta Diop à Dakar

3 étudiants s'immolent sur le campus de la fac de Cheikh Anta Diop à Dakar
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L’affaire émeut l’ensemble des médias internationaux : 3 étudiants refusés en Master par une université de la ville sénégalaise de Dakar viennent de se mettre le feu en plein campus afin d’exprimer leur indignation

L’affaire se passe sur le parvis de la fac de Cheikh Anta Diop de Dakar. Les 3 étudiants, qui étaient inscrits en licence de géographie obtenue sur ce même site de l’UCAD, menaient déjà une grève de la faim active depuis plusieurs jours, suivie en tout par 25 étudiants. Ils ont fait un pas de plus en se déversant tous trois des hydrocarbures sur le corps avant de se mettre le feu.

Le supérieur sénégalais est actuellement en pleine controverse : les étudiants des filières techniques comme ceux inscrits en agriculture et en sciences humaines protestent depuis quelques temps, par des marches et d’autres types d’action, contre le durcissement du taux d’admission des facs du pays en même temps que la modification des crédits universitaires requis par diplômes.

Les crédits universitaires sénégalais en plein bouleversement

Les 3 étudiants en question étaient sensés être titulaires d’une licence, mais l’accès au Master leur avait été refusé à cause d’une validation d’U.V nouvellement passée, dans le cadre d’une politique amorcée depuis 2010, qui leur demande des unités de valeur supplémentaires pour décrocher leur titre.

Face à l’administration qui choisit de faire la sourde oreille et après en avoir formulé la menace, notamment par le biais de communiqués diffusés par le porte-parole du mouvement spontané Mansour Dieng, les 3 jeunes gens se sont mis à exécution. Bilan : 2 blessés graves et un léger, qui ont été évacués à l’hôpital de la capitale du pays.

De la compassion à revendre

Le rectorat de l’université de Dakar qui a balayé d’un revers de manche toute demande de repêchage, s’est même fendu d’appels de menaces en compagnie d’un commissariat de la ville à l’encontre des étudiants grévistes incriminés, qui s’estiment dès maintenant près à recommencer jusqu’à obtenir gain de cause.

Eviter le battage médiatique autour de l’événement et même ne pas hésiter à mettre la pression sur les leaders du mouvement, voilà qui semble plus prioritaire pour la répression qui caractérise l’attitude actuelle de l’Etat sénégalais que la bonne compréhension par tous les étudiants du pays de la réforme des crédits universitaires en cours.

T.C.

Source : slate.fr