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La fin de l'eldorado belge pour les étudiants français

La fin de l'eldorado belge pour les étudiants français
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Qui a dit qu’étudier la médecine au pays de Tintin était de tout repos ? Des chiffres récents nous amène à revoir notre jugement sur ce pays aux exigences académiques qui se durcissent. Focus

Etudes d’art, à l’image du cinéma de l’INSAS bruxelloise au détriment d’une Fémis, mais surtout études en sciences ainsi que les premières années de médecine comme les spécialités kinésithérapie, sage-femme ou encore gynéco, voilà ce qui marche très fort en belgique…pour les étudiants français !

C’est du moins ce qu’on croyait : une enquête toute récente offre un démenti cinglant à cette idée reçue. En effet, c’est dans une enquête statistique du canard belge lalibre.be que nous apprenons combien la réalité actuelle trahit l’idée qu’on se faisait de la réussite facile dans les études de santé dans le Plat-pays par rapport à chez nous.

La volonté politique de faire bouger les choses est d’ailleurs clarifiée depuis qu’à la rentrée dernière, on a mis en place des quotas à hauteur de 30 % maximum d’étudiants en provenance d’hexagone dans les études de médecine et de dentaire, pour tous ceux ne pouvant justifier de 3 ans de résidence sur le territoire wallon.

Un niveau de difficulté sans précédent

Assurer sa réussite aux concours de médecine avec plus de certitude en Belgique qu’en France pourrait donc désormais appartenir au passé. Car les chiffres parlent d’eux-mêmes : 48 % des étudiants en médecine en belgique francophone ont déjà leur raté première année.

En revanche point positif, dû à une récente réforme : la durée de ces études de base est passée de 7 ans à 6.

Si on zoome sur des facs belges en particulier, le constat est sensiblement le même : 52 % seulement de taux de réussite du côté de l’université de Namur. Et on parle là du haut du panier : du côté de la fac de Liège ils ne sont déjà plus que 36,6 % à voir la couleur de la deuxième année et à Mons c’est encore plus côton, seulement 34,9 %.

Pour finir, évoquons encore le cas de l’Université Libre de Belgique qui n’assure une place en 2A qu’à 19,1 % de ses effectifs tandis qu’à l’université catholique de Louvain ils ne sont plus que 17,6 % dans cette configuration.

T.C.

Source : melty.fr