fbpx
Dossier MCE
Partager sur

Bac 2013 : les sujets de philo dévoilés pour la série économique et sociale

Les candidats de la série ES ont débuté ce lundi matin le baccalauréat avec l’épreuve de philosophie. Découvrez sans plus attendre les sujets

Les candidats du baccalauréat de la série économique et sociale bûchent depuis 8 heures ce lundi matin sur la traditionnelle épreuve de philosophie. Comme chaque année, MCE TV vous dévoile les sujets proposés aux élèves.

Pour la série ES, le coefficient de l’épreuve de philosophie est de 4. Concernant la dissertation, les candidats devaient choisir entre Que devons-nous à l’Etat ? ou Interprète-t-on à défaut de connaître ?

Pour ceux qui préféraient le commentaire, ils ont pu bûcher sur un extrait de De la concorde de Saint-Anselme.

Prenons maintenant un exemple où apparaissent une volonté droite, c’est-à-dire juste, la liberté du choix et le choix lui-même ; et aussi la façon dont la volonté droite, tentée d’abandonner la rectitude, la conserve par un libre choix. Quelqu’un veut du fond du cœur servir la vérité parce qu’il comprend qu’il est droit d’aimer la vérité. Cette personne a, certes, la volonté droite et la rectitude de la volonté ; mais la volonté est une chose, la rectitude qui la rend droite en est une autre. Arrive une autre personne la menaçant de mort si elle ne ment. Voyons maintenant le choix qui se présente de sacrifier la vie pour la rectitude de la volonté ou la rectitude pour la vie. Ce choix, qu’on peut aussi appeler jugement, est libre, puisque la raison qui perçoit la rectitude enseigne que cette rectitude doit être observée par amour de la rectitude elle-même, que tout ce qui est allégué pour son abandon doit être méprisé et que c’est à la volonté de repousser et de choisir selon les données de l’intelligence rationnelle ; c’est dans ce but principalement, en effet, qu’ont été données à la créature raisonnable la volonté et la raison. C’est pourquoi ce choix de la volonté pour abandonner cette rectitude n’est soumis à aucune nécessité bien qu’il soit combattu par la difficulté née de la pensée de la mort. Quoiqu’il soit nécessaire, en effet, d’abandonner soit la vie, soit la rectitude, aucune nécessité ne détermine cependant ce qui est conservé ou abandonné. La seule volonté détermine ici ce qui est gardé et la force de la nécessité ne fait rien là où le seul choix de la volonté opère.

Retrouvez toutes les corrections du baccalauréat sur mcetv.fr.

F. G.