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L'AFGES et l'Université de Strasbourg pendant la guerre d'Algérie : café-débat le 23 mai

L'AFGES et l'Université de Strasbourg pendant la guerre d'Algérie : café-débat le 23 mai

L’AFGES, les étudiants de Strasbourg et la guerre d’Algérie organise un café-débat sur le rôle des étudiants de Strasbourg durant la guerre d’Algérie

Dans le cadre des évènements organisés autour des 90 ans d’existence de l’AFGES au service de la vie étudiante à Strasbourg et en Alsace, la fédération organise un café débat sur le thème de la guerre d’Algérie dans la région.

Ce débat sera particulièrement tourné vers le rôle que l’AFGES et les étudiants d’Alsace ont pu avoir dans le déroulement de ce fait historique si marquant dans l’histoire de notre pays.

Afin de permettre une analyse complète, mais également impartiale de ces faits historiques, cet échange sera animé par Yves FREY, historien, auteur notamment de La Guerre d’Algérie en Alsace , un livre dans lequel plusieurs chapitres sont consacrés aux rôles joués par les étudiants lors de cette guerre.

La rencontre est organisée en partenariat avec les Editions de la Nuée Bleue.

Nous vous convions donc à cet évènement qui se déroulera le :

Jeudi 23 mai 2013, à partir de 16h00, entrée libre dans les locaux du Resto’U de l’AFGES : la Gallia situé 1, place de l’Université à Strasbourg.

L’AFGES et la guerre d’Algérie (1945-1965)

Le syndicalisme étudiant naît en 1946 avec la Charte de Grenoble qui définit l’étudiant comme « un jeune travailleur intellectuel ». L’UNEF qui était son émanation unitaire regroupe toutes les AGE de France (et d’Alger) dont l’AFGES.

Pendant la guerre d’Algérie, elle réussit à mobiliser les étudiants dans quatre directions essentielles : la défense des sursis d’incorporation de manière à pouvoir terminer les études (jeune), la recherche de la vérité (intellectuel), la défense de la justice et de la démocratie (travailleur qui agit avec les autres travailleurs), qui se manifeste notamment par la solidarité avec les étudiants algériens.

L’AFGES, même si elle a été plus en retrait que d’autres AGE (Lyon notamment), a été cependant l’une des premières à prendre officiellement position pour une paix négociée en Algérie et s’est montrée une des seules à avoir toujours maintenu des contacts avec les étudiants algériens.

A partir de 1961, elle a combattu l’OAS (Organisation de l’armée Secrète) ce qui a valu au domicile de son président de 1961-1962, Dominique Baas, d’être la cible de coups de feu. Au sein de l’AFGES, s’est formée une génération qui a marqué son temps.

Le catholique Bernard Schreiner (Lettres), président en 1963, devient président de l’UNEF en 1964 au congrès de Toulouse. Ses combats contre la guerre d’Algérie le conduisent à devenir après ses études, journaliste puis secrétaire général du journal catholique très anticolonialiste Témoignage Chrétien.

La conférence vise à comprendre et à expliquer cette évolution.

Communiqué