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L’Ecole Centrale de Nantes et RTE lancent une Chaire Internationale

L’Ecole Centrale de Nantes et RTE lancent une Chaire Internationale

RTE et l’Ecole Centrale de Nantes lancent une Chaire internationale consacrée aux réseaux électriques intelligents

Objectif : apporter d’ici 5 ans des réponses au pilotage des réseaux interconnectés, dans le contexte de la transition énergétique

RTE et l’Ecole Centrale de Nantes ont officiellement signé le 14 janvier 2015, à Nantes, la Chaire internationale de recherche et d’enseignement dédiée à l’analyse et à la commande des réseaux électriques intelligents appelés aussi « smart grids ».

Aujourd’hui les réseaux électriques doivent répondre à de nouveaux défis, liés au contexte de la transition énergétique, avec notamment une évolution des modes de consommation et de production et une intégration massive d’énergies renouvelables au caractère intermittent et décentralisé.

Dans cet environnement technologique plus complexe au niveau national et européen, RTE adapte ses centres de conduite et son réseau pour continuer à assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, tout en permettant au système électrique dans son ensemble d’évoluer vers une plus grande flexibilité. L’intégration de nouveaux composants techniques dans le réseau et la prise en compte des évolutions du mix de production électrique nécessitent de réaliser, à grande échelle, des simulations du comportement dynamique du système électrique européen.

Chaire internationale : innovation, budget…

La réunion inédite dans la chaire de deux disciplines scientifiques -automatique et électricité- va ainsi permettre à l’Ecole Centrale de Nantes, l’une des toutes premières écoles d’ingénieur et RTE, qui exploite, entretient et développe le réseau à haute et à très haute tension, de développer de nouveaux outils de simulation, d’analyse et de commande pour les futurs systèmes de surveillance et de contrôle du réseau de transport d’électricité.

Le caractère innovant des travaux de recherche porte également sur l’échelle à laquelle se fera la représentation du réseau, et son caractère dynamique. S’il existe des modèles de simulation d’un grand réseau, les temps de calcul sont actuellement trop importants pour en permettre une exploitation en temps réel.

Dotée d’un budget de 4 millions d’euros, les travaux de recherche de la Chaire seront dirigés à l’Ecole Centrale Nantes, par le professeur Bogdan Marinescu. Il s’appuiera principalement sur les laboratoires IRCCyN (Institut de recherche en Communications et cybernétique) et GeM (Institut de recherche en Génie Civil et Mécanique) qui sont deux laboratoires de recherche sous tutelle de Centrale Nantes, labellisés par le CNRS, et reconnus au plan mondial dans les domaines de l’automatique, du calcul numérique et de la simulation.

Chaire internationale : le mot d’Olivier Grabette

« Nous développons des solutions techniques indispensables à la mise en œuvre de la transition énergétique. Nous construisons ainsi le réseau électrique intelligent de demain », précise Olivier Grabette, Directeur général adjoint de RTE. « C’est la première fois que l’on réunit l’automatique et les réseaux électriques dans le but de développer de nouveaux outils pour les futurs systèmes de surveillance et de commande du réseau d’électricité », poursuit Olivier Grabette.

« Ce programme de recherche est un projet majeur pour Centrale Nantes. Il est parfaitement en ligne et complémentaire avec nos projets de recherche et développement sur les énergies renouvelables et avec la place de la métropole nantaise et de la région Pays-de-la-Loire sur les EMR », affirme Arnaud Poitou, directeur de l’Ecole Centrale de Nantes. « Les approches modernes de l’automatique et de la simulation numérique développées ces dernières années par les chercheurs de nos laboratoires vont trouver grâce à cette chaire un nouveau champ d’application », précise-t-il.

Cette chaire innovante constitue « un programme de recherche ambitieux qui accueillera une dizaine d’étudiants en master, des doctorants et post-doctorants » ajoute Bogdan Marinescu. Et de conclure : « nous avons l’ambition d’élargir le cadre des collaborations à l’échelle internationale et de créer ainsi un vivier de compétences et d’expertise sur les systèmes de transport électrique. Nous attendons de ce programme des retombées sous forme de transfert de technologie. »

Communiqué

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