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Une étudiante américaine traîne sa fac en justice pour une mauvaise note

Megan Thode, une étudiante américaine, a déposé plainte contre son université de Lehigh en Pennsylvanie. Le motif de sa démarche ? Avoir été recalée d’un de ses cours pour raisons discriminatoires

Elle demande à présent 1,3 millions de dollar de dédommagements à l’université ..! L’étonnement du personnel de la fac est complet, au point que l’un de ses juristes Neil Hamburg déclare au juge chargé de l’affaire Emil Giordano, au moment de l’ouverture de la procédure : «Je pense que si vous accédiez à cette demande, vous seriez la première cour de justice de l’histoire à ordonner la modification d’une note académique !».

En 2009 la jeune femme était inscrite en Master 2 Ressources Humaines et Conseils « Counseling and Human Services » et devait notamment valider une U.E de psycho avec une note de B minimum.

Un C + qui passe mal

Seulement voilà, pas de chance, sur les 25 points de participation en classe à obtenir, elle n’en a eu…aucun ! Du coup, c’est le C + et donc l’échec. Le nom de l’odieuse coupable ? L’enseignante Amanda Carr.

Et ce que lui reproche la jeune Megan est plutôt grave, c’est-à-dire d’avoir été éconduite pour ses opinions politiques, en l’occurrence favorables au mariage entre personnes de même sexe ce qui n’est pas le cas de son ancienne prof. D’autant qu’il semble difficile de n’obtenir aucun point quand on a été assidu au point de ne pas rater de séance.

Ca se complique

L’intéressée dément formellement dans une interview accordée au journal The Morning Call, dans laquelle elle confie que jamais ses convictions ne débordent sur le champ pédagogique et la relation avec ses élèves, même s’il a déjà été question de ce débat précis lors de ses séances.

Par ailleurs elle reproche à l’étudiante sa légèreté, une attitude « peu professionnelle due » à une grande instabilité émotionnelle et surtout de ne pas s’être inquiétée du tout d’une lettre d’avertissement de conduite envoyée précédemment.

La fac de Lehigh n’a pas fini de se mordre les doigts d’avoir débloqué des bourses couvrant l’intégralité du cursus de l’étudiante, en lui ayant même permis de suivre des enseignements dans une autre université, du fait de l’ancienneté de son propre père ex-enseignant auprès de l’établissement..

T.C.

Source : Le Figaro