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Les étudiants français sont-ils déprimés ?

Les étudiants français sont-ils déprimés ?

Plusieurs enquêtes récentes mettent en avant un état des lieux assez inquiétant de la condition étudiante en France. MCE-tv vous fait passer sur le divan

Le gouvernement a commandé un rapport plutôt complet passant en revue l’enseignement supérieur et mesurer pour ainsi dire son coefficient de pénétration dans la communauté étudiante nationale.

Il n’a pas été déçu. Premier constat : les étudiants français sont nombreux et coûtent cher, avec 2 347 000 recensés l’année 2011 soit un poids pour l’Etat de 28 milliards d’euros, d’autant qu’il prend à sa charge environ 80 % de ce budget.

Si des données précises nous parviennent sur la répartition des étudiants français dans les différentes filières, le taux d’étudiants boursiers en fonction des domaines, les révélations les plus étonnantes tombent au moment de les interroger sur leur état d’esprit, à mi-chemin entre études supérieures et frémissements de l’insertion pro.

Les élèves de prépa, champions de la déprime

Hé bien le constat est sans appel, au sens où on y apprend qu’1 étudiant sur 3 s’estime « déprimé » tandis qu’1 sur 4 déclare pour sa part se sentir « seul ». L’enquête décerne même la palme de la grise mine étudiante aux élèves de CPGE, qui seraient d’après elle 45 % à être déprimés, 61 % à ressentir de la nervosité et même 88 % à déclarer souffrir de fatigue chronique.

Une étude réalisée pour le compte de l’Observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des Etudiants courant février 2013 nous en apprenait déjà de belles.

La santé et le moral passent en second

Ses résultats avaient en soi de quoi faire repenser le problème à deux fois, surtout dans la mesure où 12 % des sondés avouaient ouvertement avoir déjà envisagé de mettre fin à leur jours alors que 16 % d’entre eux ont reconnu avoir déjà consulté un psy ou un professionnel de santé concernant leur moral.

Pire : cette étude révélait que 92 % des étudiants déclarent préférer l’auto-médication et la prise de soins personnels que d’avoir recours à une visite chez le médecin, trop onéreuse.

Une santé étudiante en berne, mais aussi perspectives d’avenir professionnel peu rassurantes. En effet et pour finir, ils sont alors 72 % des étudiants à juger que la société actuelle n’est pas favorable à leur génération.

T.C.

Source : melty, mediaétudiant

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