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Débat parlementaire sur l’immigration : les étudiants s’impatientent

Ce mardi 16 avril 2013, se tiendra un débat à l’Assemblée nationale sur les conditions d’accueil et de séjour des étudiants internationaux

Ce débat s’ouvre près d’un an après le retrait de la circulaire Guéant, alors qu’aucune nouvelle mesure n’est venue soulager les étudiants étrangers du calvaire administratif et social qu’ils vivent dans notre pays.

L’UNEF appelle les parlementaires à prendre la mesure des difficultés que vivent ces 280 000 étudiants qui ne demandent qu’à réussir leurs études. L’UNEF rejette une partie des propositions inscrites dans le document préparatoire du ministère de l’intérieur qui vont à l’encontre de l’égalité entre les étudiants. en particulier l’idée d’une augmentation des frais d’inscription pour ces étudiants, déjà plus fragiles que les autres, ou celle d’une sélection renforcée.

La situation des étudiants étrangers ne s’est pas améliorée depuis un an !

Le retrait de la circulaire fut salué par l’ensemble de la communauté universitaire et des associations d’étudiants étrangers. Pour autant, l’essentiel de l’arsenal législatif mis en œuvre par Claude Guéant reste toujours d’actualité. En particulier, le décret du 6 septembre 2011, entré en application au 1er janvier 2013, impose aux étudiants étrangers de justifier de plus de 7 000 euros sur un compte en banque pour obtenir leur titre de séjour. Les conditions de renouvellement d’autorisation de séjour restent ubuesques et soumises à l’arbitraire des préfectures quelles que soient les performances académiques des étudiants concernés.

L’UNEF appelle Manuel Valls à assumer pleinement le débat.

L’UNEF regrette la frilosité du ministre de l’Intérieur Manuel Valls à aborder concrètement la question de l’accueil d’étudiants internationaux en France. Le prétexte d’une société trop divisée pour un débat serein est insupportable pour tous les étudiants qui voient leurs camarades de cours dans une insécurité administrative permanente. Ce n’est pas seulement l’honneur de la France que de recevoir des jeunes de tous les pays ; c’est aussi le rayonnement international de notre enseignement supérieur qui est en jeu. Enfin, l’UNEF dénonce l’hypocrisie qui consisterait à soutenir de loin le processus démocratique dans les pays du Maghreb, tout en fermant notre porte aux jeunes de ces pays qui veulent apprendre et se former. En ce sens, l’idée développée par le ministère de l’intérieur d’une sélection accrue pour ces étudiants, qui priverait tout jeune bachelier de la possibilité d’étudier dans notre pays est un véritable contresens.

Les étudiants étrangers ne sont pas des vaches à lait !

Une proposition du document préparatoire par le ministère de l’intérieur est particulièrement choquante, celle d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers. Après avoir été montrés du doigt pendant plus de cinq et subit toutes les vexations, il faudrait maintenant que les étudiants internationaux, déjà exclus du système d’aides sociales, paient le désengagement de l’Etat français dans l’enseignement supérieur. Les étudiants refuseront vigoureusement toute mesure allant dans ce sens.

Des mesures concrètes pour un débat serein.

L’enjeu du débat doit être de régler la situation des étudiants étrangers, pas de trouver une nouvelle façon de les utiliser pour remplir les caisses des universités. L’UNEF préconise des mesures simples mais indispensables au premier rang desquelles :
-La mise en place d’un titre de séjour pluriannuel qui couvre l’ensemble de la durée d’un cursus universitaire.

-Aujourd’hui, les titres de séjour étudiant ne sont valables que pour un an.

-La refonte de l’organisme Campus France pour plus de transparence.

-L’abrogation du décret du 6 septembre 2011.

Communiqué