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Les étudiants grecs mobilisés contre la réforme Athina

Les étudiants grecs mobilisés contre la réforme Athina

C’est ce mercredi 6 mars dernier que les étudiants athéniens ont manifesté contre le plan gouvernemental dédié à la réduction du déficit de l’Enseignement Supérieur grec baptisé « Athina ». Une contestation qui coïncide avec une période de crise qui déborde là-bas aussi sur le supérieur

Les jeunes du pays montent au créneau contre une cure d’amaigrissement sans précédent dans le pays depuis des décennies : le nombre d’universités sur le territoire devrait passer des 534 actuelles à 384, et ce dès l’année prochaine.

S’il est vrai qu’un tel parc représente un budget plutôt déraisonnable, la nouvelle met en émoi l’ensemble de la communauté étudiante et du corps enseignant.

Tout un programme

Pire : il est inscrit parmi les objectifs de la réforme de faire baisser le nombre d’étudiants admis par établissement de 4 % dans des délais équivalents. Un projet qui tombe bien mal dans un pays où 2 jeunes de moins de 24 ans sur 3 sont au chômage, au point que la presse locale parle d’une « génération perdue », ainsi que le rapporte Le Figaro.

Le projet de faire fusionner 28 des facs grecques a déjà du être remis au-delà de 2018 pour permettre aux élèves inscrits dans leurs formations de pouvoir les achever tranquillement, sans les voir s’évaporer en même temps que leur établissement d’origine !

Repenser un modèle ?

Le ministre Constantin Arvanitopoulos, soutien de la réforme, affirme pourtant qu’il y a nécessité absolue de «rationaliser la carte universitaire» du pays. En effet, les facs ont depuis des années poussé comme des champignons sur la moindre cyclade, dans la moindre ville secondaire.

Sur le principe, tout le monde est d’accord. Seulement voilà, comme le déplore le Parti de gauche Dimar, ayant pourtant intégré la coalition gouvernementale, la réforme «(…) n’a pas de logique académique ».

Quoiqu’il en soit, la Grèce a du pain sur la planche sur le sujet, entre l’alignement des standards régionaux sur le système européen LMD, la réorganisation des mentions par diplômes et les efforts à faire en matière de facilitation des échanges entre étudiants grecs et le reste du monde.

T.C.

Source : Le Figaro