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Dossier MCE
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Bac 2013 : retrouvez les sujets de l’épreuve de Philosophie des séries ES tombés à Washington

La philo en ES a beau ne peser qu’un coeff 4, dommage de passer à côté de l’épreuve alors que MCE vous a dégoté les sujets tombés en Amérique du Nord cette année

L’épreuve de Philosophie au baccalauréat n’est vraiment pas de tout repos pour nos terminales L : si l’épreuve doit être validée par tous, ce sont les seuls à posséder un si fort coefficient pour ce faire.

Cas d’école, les bacheliers français qui ont passé en 2013 leur examen en Amérique du Nord avaient le choix entre deux intitulés de dissertation et un commentaire de texte. Voici les intitulés qui ont été soumis aux candidats cette année : « Percevoir, est-ce savoir ? » et « Le sentiment moral peut-il être éduqué ? ».

La politique : mode d’emploi

Les candidats au bac 2013 du côté des lycées français au Liban ont classiquement eu le choix entre deux sujets de dissertation et un commentaire de texte. Les deux premiers sujets étaient les suivants : « Y a t-il des vérités définitives ? » et « Est-on plus ou moins libre ? ».

Pour le sujet n°3, les lycéens ont du s’atteler à la tâche d’expliciter un extrait de texte tiré de l’oeuvre Le citoyen du penseur Hobbes abordant les notions de la politique, du droit, du devoir ainsi que du concept de contrat social. Nous vous l’avons retranscrit ci-contre en intégralité :

« La plupart de ceux qui ont écrit touchant les républiques, supposent ou demandent, comme une chose qui ne leur doit pas être refusée, que l’homme est un animal politique (…) né avec une certaine disposition naturelle à la société. Sur ce fondement-là ils bâtissent la doctrine civile ; de sorte que pour la conservation de la paix, et pour la conduite de tout le genre humain, il ne faut plus rien sinon que les hommes s’accordent et conviennent de l’observation de certains pactes et conditions, auxquelles alors ils donnent le titre de lois. Cet axiome, quoique reçu si communément, ne laisse pas d’être faux, et l’erreur vient d’une trop légère contemplation de la nature humaine. Car si l’on considère de plus près les causes pour lesquelles les hommes s’assemblent, et se plaisent à une mutuelle société, il apparaîtra bientôt que cela n’arrive que par accident et non pas par une disposition nécessaire de la nature.

En effet, si les hommes s’entr’aiment naturellement, c’est-à-dire, en tant qu’hommes, il n’y a aucune raison pourquoi chacun n’aimerait pas le premier venu, comme étant autant homme qu’un autre ; de ce coté-là, il n’y aurait aucune occasion d’user de choix et de préférence. Je ne sais aussi pourquoi on converserait plus volontiers avec ceux en la société desquels on reçoit de l’honneur ou de l’utilité, qu’avec ceux qui la rendent à quelque autre. Il en faut, donc venir là, que nous ne cherchons pas de compagnons par quelque instinct de la nature ; mais bien l’honneur et l’utilité qu’ils nous apportent ; nous ne désirons des personnes avec qui nous conversions, qu’à cause de ces deux avantages qui nous en reviennent. »

T. C.

Source : L’Etudiant