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L’île de la Réunion gagnée par la grogne étudiante

5,4 millions d’euros. C’est ce que demande les enseignants, étudiants, personnels et maîtres de conférences de l’île de la Réunion à l’État pour le bon fonctionnement de l’université

Saint-Denis et le Tampon ont été le théâtre ces derniers jours d’opérations escargot et mobilisations du Collectif Université de l’île. L’UNEF (Union nationale des étudiants de France) Réunion, syndicat des étudiants qui a pris part aux revendications, exige que le ministère de l’Enseignement supérieur finance l’université à hauteur de 5,4 millions d’euros, qui s’avèrent indispensables au bon fonctionnement de l’établissement.

5,4 millions d’euros en moins à cause de la loi LRU

Pourquoi une telle somme ? Depuis le passage à la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités ou loi sur l’autonomie des universités) de 2007 voté sous Valérie Pécresse, la Réunion a vu son budget sous-évalué, selon Stéphane Maillot, président de l’UNEF. Conséquence de cette loi, les universités doivent trouver des solutions de financement pour leur établissement et leur personnel. Sans cette rallonge de budget, des filières de formation devront être supprimées, du personnel licencié, faisant ainsi chuter les conditions de travail des étudiants.
Au Tampon, la centaine de manifestants ont mené une opération escargot, bloquant l’entrée de l’université et ont défilé jusqu’à la mairie de Saint-Pierre. À Saint-Denis, ils étaient une cinquantaine à débuter leur opération du rectorat jusqu’à la Préfecture. Une pétition circule également sur les deux sites universitaires.

Le Collectif Université entendu par l’État ?

Grâce aux manifestations, Mohamed Rochdi, président de l’université à pu rencontrer un représentant du gouvernement à Paris. Nous espérons que cette visite ouvrira la porte aux négociations, précise Stéphane Maillot. Le Collectif est désormais dans l’attente de réponse concrète, suite à cette entrevu à Paris.

Coralie Pierre
Source : Témoignages.re