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Au MIT et à Harvard, on utilisera un logiciel pour évaluer les dissert’

Du côté des plus grandes facs américaines on s’apprête à rendre caducs certains profs et correcteurs en faisant appel à des outils high-tech pour noter des dissertations

D’un point de vue académique, jusqu’ici on a toujours pris soin de distinguer les exercices solubles par « oui » ou « non », « vrai » ou « faux », à l’image des QCM en vigueur dans certaines matières scientifiques, et d’autres plus analytiques, réflexifs et proches des sciences humaines appelant des appréciations plus poussées.

Hé bien cette cloison est sur le point de s’abattre. En effet, grâce au travail acharné des techniciens d’EdX, dont MCE-tv vous parlait déjà ici, les devoirs d’élèves inscrits sur MOOC pourront être corrigés par de simples algorithmes. On n’en est plus au temps du double-check – utilisé en calcul notamment – qu’effectuaient les ancêtres de ce type de machines, testées aux U.S dès les sixties.

Simultanéité et personnalisation

EdX est la plate-forme d’apprentissage contributif des célèbres facs d’Harvard, de Berkeley et du MIT. Après avoir entré environ une centaine de sujets dissertations ou de problèmes posés ainsi que les réponses rédigées et argumentées allant avec, un des logiciels sous lesquels tourne EdX est capable de restituer le même type de corrigé qu’on attendrait d’un prof réel !

Grâce à des paramètres évolutifs, l’intelligence artificielle déterminera la qualité du devoir en prenant le soin de générer une appréciation développée et précise. Avec à la clef un gain de temps hallucinant entre le moment de la remise d’un devoir et l’émission de sa correction, surtout quand on sait que. Le PDG d’EdX Anant Agarwal explique ainsi au New York Times que ce système «(…) représente une énorme valeur ajoutée de pouvoir apprendre tout en recevant un retour instantané sur son travail».

La méthode ne fait pas l’unanimité

Les détracteurs du projet ne manquent pourtant pas : une pétition réunissant à l’heure actuelle 3 500 signatures de profs et personnel du supérieur ricain circule. Elle accuse l’inefficacité d’un tel logiciel à considérer des éléments liant à la fois fond et forme dans la réalisation d’un devoir. Elle part du principe que rien ne remplacera la lecture et la synthèse d’un cerveau humain face à une machine froide qui ne sous-pèsera jamais que des éléments formels trop partiels.

Reste à voir si la libre mise à disposition de ce logiciel de la plate-forme EdX suffira à convaincre les campus de Wellesley, de l’Université de Californie, de Georgetown ou encore de l’Université du Texas, déjà ralliés à ce MOOC, de le télécharger en suivant les exemples du MIT et d’Harvard.

T.C.

Source : Le Figaro