fbpx
Campus
Partager sur

Moi, Marc, 25 ans et Technicien nucléaire

Portrait-robot d’un opérateur pilote de tranche

MCE-Tv dresse pour vous le portrait d’un technicien nucléaire, un métier pointu au potentiel détonnant !

J’ai la chance de faire un métier qui me passionne. C’est mon goût pour l’high-tech qui m’a poussé à me diriger vers l’ingénierie et j’ai saisi l’opportunité d’un poste à pourvoir auprès d’un des leaders de l’énergie français. Je ne suis véritablement devenu opérationnel qu’au bout de deux ans après une formation sur le site, obligatoire dans toutes les centrales nucléaires de France.

Une formation exigeante

Cela exige énormément de travail pour acquérir une connaissance globale de l’installation. Je dois maîtriser la neutronique, la thermodynamique, l’hydraulique, la radioprotection…. Avant d’entrer dans la sphère du travail, j’ai passé un bac pro environnement nucléaire au Lycée des métiers d’Obernai.
Puis, j’ai obtenu un DUT hygiène, sécurité, environnement à l’Université de Versailles. Pour finir mon cursus, j’ai obtenu ma Licence pro technique nucléaire et radioprotection avec mention bien à l’Université de Strasbourg. Je n’ai eu aucune difficulté à trouver un travail dans un secteur qui embauche beaucoup.

De lourdes responsabilités

Mon boulot consiste à conduire la tranche nucléaire à savoir le réacteur et le système de production d’électricité. En fait, je dois savoir toucher à toutes les fonctions du site. On peut dire en quelque sorte que je suis les « yeux » de l’opérateur, je fais des rondes en permanence afin de m’assurer que tout va bien du côté du matériel de la centrale, des tableaux électriques en passant par les circuits d’eau. Et dès que je détecte une anomalie, j’interviens. Tout repose sur mes épaules.

Un rythme de travail très soutenu

Le plus contraignant dans mon travail c’est que je dois être très disponible. Forcément, une centrale nucléaire exige une présence de tous les instants sinon c’est l’accident nucléaire à la Fukushima assuré ! Du coup mes horaires sont en 3 x 8 ce qui veut dire que je tourne avec deux autres collègues toutes les huit heures. On ne lâche donc jamais des yeux la centrale ! C’est un rythme fatiguant et mes horaires changent souvent alors je dois constamment adapter mon emploi du temps.

En plus de ma mission de contrôle, je passe beaucoup de temps à me mettre à jour sur mes connaissances nucléaires. Je suis notamment les évolutions technologiques en neutronique, thermodynamique ou hydraulique.

Pendant mes tournées de contrôle, je suis en équipe avec le rondier qui contrôle avec un ordinateur de poche les informations sur l’état de santé du matériel qu’il transmet à l’opérateur.

Une situation enviable

Mon confortable salaire vient contrebalancer les contraintes liées à mon métier. N’ayant que 25 ans, je suis encore débutant et je touche 1600 € bruts par mois. Un bon salaire au vu du contexte un peu morose du marché du travail en France !
Même s’il est question de démanteler de nombreuses centrales en France pour cause de vieillissement, il faudra que cela soit encadré par des techniciens qui ont mes qualifications. Par conséquent, le besoin de techniciens ne devrait aller qu’en augmentant.

Coralie Pierre