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L’ARES dévoilera le bilan de son enquête nationale lors de la cérémonie d’anniversaire de la Licence pluridisciplinaire début avril

L’ARES dévoilera le bilan de son enquête nationale lors de la cérémonie d’anniversaire de la Licence pluridisciplinaire début avril

La Fédération de référence en Administration Economique et Sociale, l'ARES, livrera les résultats de sa vaste enquête multicibles sur l'état de santé de la filière à l'occasion des 40 ans de la Licence pluridisciplinaire qui seront célébrés dans le Finistère les jeudi 3 et vendredi 4 avril

La Fédération de référence en Administration Economique et Sociale, l’ARES, livrera les résultats de sa vaste enquête multicibles sur l’état de santé de la filière à l’occasion des 40 ans de la Licence pluridisciplinaire qui seront célébrés dans le Finistère les jeudi 3 et vendredi 4 avril

Cette année, rien ne va plus pour la filière AES (Administration Economique et Sociale) ! Après une baisse de -5,4% d’inscrits pour l’année 2013-2014 par rapport à l’année passée, la Licence pluridisciplinaire par excellence soufflera ses 40 bougies. Pour accompagner cet événement, la fédération nationale des Associations Représentatives des Etudiants en sciences Sociales, l’ARES, sort une enquête nationale multi-cibles.

À 1 mois des festivités autour de l’anniversaire de la filière, la fédération ARES (fédération des Associations Représentatives des Etudiants en sciences Sociales) lance une grande enquête nationale, afin de réaliser un panorama complet de l’état de santé de cette filière. Cette enquête (Disponible sur le lien suivant) sera diffusée auprès des étudiants en AES, mais aussi des doyens et des professionnels, avec un questionnaire spécifique à chaque public, pour cerner au mieux les forces et les faiblesses de la filière AES. Les résultats de cette enquête seront présentés lors de la cérémonie d’anniversaire, à Brest, les 3 et 4 avril, évènement auquel l’ARES est bien entendu partenaire.

Une licence qui à l’origine avait tout pour réussir

À l’origine, cette licence alliait deux qualités importantes lui permettant de plaire à tous :

→ Une pluridisciplinarité offrant une ouverture globale sur le monde de l’entreprise et de la fonction publique,
→ Un large panel de formations pour la poursuite d’étude ainsi que des débouchés professionnels intéressants…

La licence AES avait alors tout pour répondre aux besoins des étudiants et des professionnels. Pourtant aujourd’hui, la Licence AES est face à son destin et ce qui faisait jadis sa force est aujourd’hui devenue une faiblesse. C’est ce que peut traduire en tout cas le chiffre éloquant de 5,4% qui correspond au nombre d’inscrits en moins en licence AES pour l’année 2013-2014 par rapport à l’année précédente.

Retour sur les difficultés de la licence AES

La vraie question qui sous-tend aux difficultés de la licence AES est de savoir si elle a réellement su s’adapter aux évolutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. En 2001, et pour répondre à un système d’Enseignement Supérieur et de Recherche (ESR) européen, la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD) bouleverse l’ESR français. Elle en érige notamment la nouvelle structure mais apporte aussi la preuve que la licence AES n’a pas su s’adapter aux évolutions. Alors que la licence AES avait tout pour répondre aux principes du Processus de Bologne qui imposait la mise en place de ladite réforme, cette dernière va surtout avoir un impact désastreux et pour cause, la plus grande faiblesse de la licence AES est de ne pas offrir de débouchés lisibles pour les diplômes de niveau I (Master).

Dans le même temps en France, les écoles de commerces se développent à grande vitesse si bien qu’elles dépasseront le cadre commercial pour s’appliquer aux grandes fonctions managériales. Privées, ces écoles disposent de réseaux forts, de moyens plus conséquents ainsi que de réels liens avec les entreprises. Professionnalisantes, les formations privées sont plus en vogue auprès des entreprises et amènent une réelle cission entre le privé et le public au sein de l’ESR. De plus, se pose également la question pour la filière AES de savoir comment faire mieux, avec moins de moyens. Les années se suivent, la licence AES subit et aucune question ne se pose sur le devenir de la plus pluridisciplinaire des licences en sciences sociales, jusqu’aux 3 et 4 avril prochains.

Les enjeux

Lorsqu’est née la Licence AES à Brest, elle avait tout d’une grande Licence qui allait révolutionner l’ESR. Les 3 et 4 avril prochains, il n’appartiendra qu’à nous de réfléchir aux moyens nécessaires pour redonner à cette Licence tout ce qu’il lui faut pour s’adapter et revenir sur le devant de la scène. Forte d’une contribution AES publiée en février 2013, l’ARES est partenaire de cet événement tant attendu pour la filière. A Brest, l’Agora AES Brest, association du réseau de l’ARES sue sang et eau pour parfaire cet événement qui durera 24h. Au cours de ces 24h, un colloque aura lieu le 4 avril de 14h30 à 16h30 sur le devenir de la licence AES et devrait réunir le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, des spécialistes tenant le blog educpros, des créateurs de la licence AES, des sociologues et divers personnages issus du monde politique et ayant connu la licence AES et également, l’ARES.

L’enquête

Au coeur de ces problématiques, les associations d’AES du réseau de l’ARES ont pris l’initiative de créer une enquête afin d’accompagner l’événement des 40 ans. L’idée est de dresser un état des lieux de l’image de la Licence AES auprès des étudiants, doyens de droit, d’économie et d’AES ainsi que des professionnels. Diffusée tout au long du mois de mars, les résultats de l’enquête permettront de dresser un portrait à 360° de la licence dont les résultats devraient être publiés lors des 40 ans de la filière AES. Ambitieuse, cette enquête sera le début d’une réelle remise en cause de la licence AES qui, selon toute vraisemblance, a de plus en plus de mal à séduire les néo-bacheliers.

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