fbpx
Campus
Partager sur

Des milliers de profs manifestaient samedi pour « une vraie refondation » de l’école

Ils étaient plusieurs milliers de profs à descendre ce samedi 6 avril 2013 dans la capitale pour protester à leur manière contre la réforme des rythmes scolaires. Sur certains points, ils aimeraient que Peillon enfonce encore plus le clou

Entre deux et sept milles personnes ont défilé samedi dernier à Paris entre la Bastille et Montparnasse.

Il s’agissait de profs mais, chose original, leur appel à une grève nationale était davantage en faveur de la loi portée par le ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon que contre.

Mou du genou

En effet, la principale revendication soulevée par les manifestants était celle d’une « vraie refondation de l’école », d’après 20 minutes. Nombreux étaient ceux parmi les cortèges qui encouragent le ministre socialiste à pousser encore plus loin son projet, en abrogeant notamment au passage une décennie de réformettes initiées par la droite et détestées par l’ensemble de la communauté enseignante.

Dans leur ligne de mire et pour n’évoquer que ça, le socle commun, les réformes du collège et du lycée ou encore la carte scolaire. Un passage sur le site de l’éducation nationale suffit pour constater que ces questions sont également en réflexion côté ministère.

Du monde dans la rue

De nombreuses fédérations syndicales de province étaient présentes. Si on retrouvait en toute logique la formation majoritaire à l’origine de la manifestation, le SNES-FSU, on a également pu noter la présence du SNES ou encore du SNASOB.

Les délégations venaient de toute la France à l’image du Vaucluse, de la région Rhône-Alpes, de l’Aquitaine ou encore de la Côte d’Or. C’est qu’il fallait du monde pour demander une rallonge aux 60 000 postes de professeurs promis par le gouvernement.

Mais pas que : c’était aussi pour eux l’occasion de demander l’émergence d’une ligne pédagogique bien plus claire autour du projet de loi dont la seule modalité des rythmes scolaires a opacifié l’ensemble du débat.

T.C.

Source : 20 minutes