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Les chaussons de Pauline Bonaparte retrouvés à l'université d'Aberdeen

C’est en mettant de l’ordre dans un fonds de collection privé, dans le musée de l’université écossaise d’Aberdeen, qu’une employée de la fac est tombée sur un véritable trésor de guerre

Les chaussons ont été retrouvés par Louise Wilkie dans un très vieux coffre à vêtements qui faisait partie d’une collection offerte à la fac au XIXème siècle, auraient appartenu à la sœur préférée de Napoléon Ier, Pauline Bonaparte.

Au milieu de différentes pièces textiles de la collection, une paire de chaussons de 10 cm de longueur à tout casser. L’employée du musée de la fac les auraient sans doute reposés à leur place si elle n’était tombée sur une mystérieuse étiquette collée sur la semelle.

On pouvait y lire le patronyme de « Pauline Rome » et après plusieurs recherches dans le fonds, légué par l’aventurier et médecin Robert Wilson, miss Wilkie réalise que parmi les objets rapportés de ses périples figure bien cette paire listée ainsi : « une paire de chaussons, Pauline Rome, 1824 ».

Retraçant l’historique de ses trajets, elle finit par faire le lien avec…rien de moins que la sœur de l’empereur français ! Il existait en fait une relation d’amitié forte entre Pauline Bonaparte et Robert Wilson qui ont notamment voyagé ensemble dans plusieurs endroits d’Italie.

De main en main

Ils ont également entretenu une correspondance active et elle lui a même fait don de plusieurs cadeaux de valeur, dont une chevalière présente elle aussi dans la collection.

Morte à seulement 45 ans, Pauline Bonaparte a connu une vie agitée, faite de nombreux drames personnels comme la perte de son fils de 6 ans et celle de son mari envoyé réprimer la rébellion dominicaine lancée par Toussaint-Louverture, mais aussi de quelques liaisons clandestines.

Congratulée par ses pairs de l’université d’Aberdeen comme toute bonne inspectrice qui se respecte, Louise Wilkie a placé les chaussons dans une vitrine bien en vue du musée. Jusqu’à peut-être des enchères prochaines qui pourraient rapporter gros, quand on sait qu’une lettre codée écrite de la main de Bonaparte a été adjugée près de 190 000 euros l’année dernière.

T.C.

Source : Le Figaro