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Les lycéens indonésiens, champions toutes catégories de la fraude aux exams

En Indonésie, la corruption semble davantage primer dans l’enseignement secondaire que la culture du mérite. Révélations

Vue la manière dont elle est répandue, la fraude aux examens officiels relève carrément en Indonésie du sport national.

En effet, là-bas le taux de réussite aux examens fièrement arboré par le Ministère de l’Education affiche un insolent 99,48% !

Un pourcentage qui n’a rien à envier aux résultats électoraux obtenus aux élections au temps de la RDA.

Ainsi et pour la seule capitale Jakarta, sur les 125 000 lycéens reçus l’année dernière seuls 76 ont raté leurs examens. Il faut dire que le recours aux cours particuliers ou à l’antisèche est particulièrement inutile, quand on sait que pour moins de 10 euros on peut obtenir les réponses…de son prof !

Quand les enseignants alimentent le marché noir

Ministère qui fait fuiter des lots de QCM, professeurs qui marchandent avec leurs élèves les résultats des tests et même appel à des entreprises privées, les options ne manquent pas quand on a manqué de sérieux dans ses révisions ou qu’on est simplement un élève médiocre.

Si la plupart du temps la triche est tarifée, avec livraison des réponses par texto – le smartphone n’étant, bien sûr pas interdit en cours – parfois les enseignants redoutent tellement les foudres de leur supérieurs pour le niveau trop faible de leur classe qu’ils les distribuent gratuitement !

L’Indonésie, championne internationale de la corruption

En effet, la pratique est là-bas si répandue qu’elle est devenue la règle. Au point qu’un parent d’élève qui avait osé en 2011 déposer plainte au Ministère de l’Education pour des faits de corruption manifeste, a évité de peu le lynchage public pour de telles « calomnies » pour peu qu’elle ait présenté des excuses publiques…

D’après Le Figaro, l’Etat a beau consacrer près de 20% de son budget global au système éducatif, les villes du pays possédant des collèges et lycées pleinement fonctionnels et salubres ne constituent pas la majorité. Activiste anti-corruption auprès de l’organisation ICW, M. Hendri dénonce le Ministère de l’Education comme étant « l’un des (…) plus corrompus », rapporte Le Figaro. Rien d’étonnant quand on sait que le pays décroche le 118ème rang mondial en terme de corruption sur 176 nations, d’après l’organisation Transparency International.

T.C.

Source : Le Figaro