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Une députée PS veut renommer la maternelle

Et si l’école maternelle adoptait définitivement, dans un avenir proche, un autre nom que l’actuel ? Improbable, ridicule, me direz-vous. La proposition est pourtant suivie de près..

La députée socialiste Sandrine Mazetier, élue parisienne du XVIIIème arrondissement, a interpellé le gouvernement dans le but de revenir sur le terme « maternelle » utilisé pour qualifier l’antichambre du cycle élémentaire.

L’affaire s’est déroulée sur l’antenne de la station RTL et se serait exprimée en ces mots : « C’est une école, pas un lieu de soin, de maternage, c’est un lieu d’apprentissage« .  Avant d’ajouter : « Changer le nom en ‘petite école’ ou ‘première école’, c’est neutraliser d’une certaine manière la charge affective maternante du mot maternelle« . 

Question de fonction mais aussi question de genre, donc, la vision de la maternelle serait entachée de symboliques devenues encombrantes, inadaptées à son usage dans la société d’aujourd’hui.

Repenser la place de l’école

La parlementaire persiste et signe en concluant : « Ca rendrait justice au travail qui y est fait, au professionnalisme de ceux qui y interviennent et ça rappellerait aussi qu’aujourd’hui, la responsabilité de l’éducation des enfants est partagée entre les parents et n’est pas la spécificité des femmes »

Si on entend déjà les mauvaises langues critiquer ce jeu sur les mots, il faut reconnaître qu’on est à l’heure de sérieuses interrogations sur le rôle que doit occuper l’éducation publique dans le long processus qu’est celui de l’instruction de l’enfant.

Si l’école reste un lieu-relais, absolument nécessaire à la construction individuelle de nos charmantes têtes blondes, elle ne doit plus être perçue comme leur seul repère éducatif.

Des mots à méditer à l’ère de l’enfant-roi où la démission relative des parents devant l’éducation entraîne des ravages à l’école (rapport au professeur, rapport à l’autorité etc).

T.C.