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La sororité californienne Alpha Chi Omega aime bien les bandidos

La sororité californienne Alpha Chi Omega aime bien les bandidos

Une association féminine de l’Université San Marcos s’est récemment faite épinglée pour provocation et apologie de la logique de gang

Les faits se déroulent sur le campus de la California State University of San Marcos.

Une sororité, équivalent féminin des bien-connues fraternités, a eu la bonne idée de mettre en ligne via réseaux sociaux des photos de vacances de plusieurs de ses membres dans des postures ambiguës.

En effet, c’est au cours de virées sur la côte que plusieurs étudiantes de la confrérie s’affichent dans des attitudes s’assimilant à celles des membres de gangs hispaniques, qu’il s’agisse des filles côtoyant ce type de délinquants – se faisant appeler « cholas » – ou de codes directement rapportables à ces derniers.

Des cholas à la fac

Avec comme message assez immoral d’inciter à arborer des signes extérieurs se rapportant à de la criminalité organisée, à user et abuser d’ornements – bandanas, lunettes et tatouages notamment –prônant la violence et la rivalité inter-communautaire armée.

Ni une ni deux, les étudiants appartenant à la communauté hispano-américaine présente sur le campus se sont grandement offusqués de la diffusion de tels clichés haineux dans leurs vecteurs. Face à une vague d’indignation sans précédent, les autorités de la fac réagissent.

Pas de sanctions disciplinaires

Sommées de s’expliquer, les jeunes femmes présentent des excuses publiques. En dernière analyse, la présidence de l’université décide ne ne pas retenir de sanctions à l’encontre des intéressées. La vice-présidente du service de Communication de l’établissement Cathy Baur s’est justifiée en ces termes aux journalistes du Huffington Post :

« Les comportements présentant une atteinte aux valeurs ne constituent pas nécessairement de violation des règles qui régissent notre établissement. Il s’agit d’un malheureux incident mais nous comptons nous en servir pour enrichir la compréhension globale de la vie de notre communauté étudiante.»

Elle ajoute enfin : «[e]n dépit de nos meilleurs efforts en ce sens, les incidents liés aux mœurs, à la discrimination ou au manque de respect ne disparaîtront jamais totalement, mais c’est en poursuivant dans ce sens que notre faculté s’honorera par rapport aux autres institutions confrontées à des problèmes équivalents».

T.C.

Source : huffingtonpost.com

Photo DR : @RealAdrianC