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Sciences-Po Paris : découvrez le profil atypique de son nouveau directeur, Frédéric Mion

Sciences-Po Paris : découvrez le profil atypique de son nouveau directeur, Frédéric Mion

Ce n’est pas un pur hasard si Frédéric Mion a été désigné comme nouveau directeur et administrateur du prestigieux établissement parisien de Sciences-Po. MCE vous explique pourquoi

Ce qui est intéressant avec cette figure, c’est qu’il a navigué à équidistance parfaite entre un parcours professionnel singulier et un produit du sérail de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il a pourtant fallu se battre avec les 3 derniers candidats en lice, ainsi qu’MCE vous l’expliquait ici.

Un parcours singulier

Frédéric Mion, c’est avant tout des origines populaires : issu d’une fratrie de 5 personnes, sa mère était pharmacienne et son père professeur de médecine en province, à Montpellier.

Il est d’ailleurs le seul à être monté sur la capitale pour intégrer Henry IV. Et dès lors ce sera le début de la gloire : ce n’est qu’au terme d’une prépa de lettres qu’il accède à l’ENS Ulm fin 1980 avant d’enchaîner Sciences-Po puis de partir parfaire sa formation à Princeton. Comme si ça ne suffisait pas, Mion rejoint l’ENA en 1996 d’où il sort major de la promo Victor Schoelcher.

Désormais haut fonctionnaire, il devient Auditeur avant d’occuper la fonction de Maître des requêtes auprès du Conseil d’Etat tout début 2000. Par la suite il intègre le cabinet ministériel de Jack Lang au titre de Conseiller puis est nommé adjoint à la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique.

Homme à tout faire

Plus étonnant, il exerce par la suite le métier d’avocat pour le compte du cabinet Allen & Overry LLP de 2005 à 2007 avant de rejoindre…la société CANAL + en tant que Secrétaire Général !

Ce qui le distingue des autres, pourtant, c’est peut-être son refus de faire du zèle au sein des différents cénacles qu’il a pu traverser. En se refusant systématiquement, entre autres, à rejoindre les associations et réseaux d’anciens, même à Sciences-Po.

T.C.

Source : Le Monde